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mardi 5 mai 2009

Hemidactylus mabouia


Drôle de bouille !

Hemidactylus mabouia, plus communément appelé dans certains pays le Mabouya. Ce mot créole inventé par les Caraïbes – premier peuple des Antilles – servait à désigner dans leur langue un esprit maléfique, une réincarnation du diable. C’est donc cette image « hideuse » qui colle à la peau de ce lézard de couleur blanche, presque albinos, qui ne sort que la nuit.
Celui-ci vit dans les maisons et a la particularité de posséder des pattes munies d’un système lui permettant de s’accrocher à toute surface qu’il touche, même à la peau humaine. D’où la terreur qu’il peut inspirer à certaines personnes.
Aux Antilles, le nom Mabouya est devenu Margouillat. Ces deux termes sont utilisés aussi bien en Afrique qu'en Amérique du sud. Mais notre petit Gecko, qui n'a rien de monstrueux, n'est pas le seul à avoir hérité de ce surnom peu flatteur. Lézard et scinques sont également considérés comme de mauvais esprits !

Hypsiboas multifasciatus


Une bien grande famille…

Les « Rainettes » sont des Anoures appartenant principalement à la famille des Hylidae, dont la majeure partie de ses représentantes sont classées dans le genre Hyla (Hyla arborea, Hyla meridionalis, Hyla cinerea)…
Comme toutes les autres rainettes, la peau de cette Hypsiboas multifasciatus est glissante, lisse et humide, ce qui rend la prise en main plus difficile que pour un crapaud, la petite bête filant entre les doigts. Elles sont souvent parées de couleurs vives (vert, jaune, bleu…) qui sont parfois signe de toxicité. Et chez certaines rainettes, ces sécrétions ont des propriétés antivirales, voire répulsives contre les moustiques (ex. Rainette de White - Litoria caerulea) actuellement exploitées dans le domaine pharmaceutique.
Malgré leur besoin en eau, la plupart des rainettes se sont affranchies du milieu terrestre pour vivre une vie arboricole. Les doigts de leurs pattes sont munis de disques adhésifs avec lesquels elles peuvent grimper aux arbres. Elles trouvent l’eau dont elles ont besoin dans des cuvettes naturelles (feuilles, cavités des arbres…).
La ponte peut se faire dans l’eau (mare, cuvette) mais aussi dans le feuillage des arbres : certaines femelles rainettes pondent leurs œufs en petits tas gélatineux dans une feuille pliée au-dessus de l’eau (les Phyllomedusa). Quand les têtards sont formés, ils ont juste à se laisser glisser pour tomber dans l’eau.

Leptodactylidés ND


Un préfixe qui prive les Anoures de leur queue…

Les Amphibiens font partie de l’Ordre des Anoures, ordre regroupant des animaux dépourvus de queue à l’âge adulte, et possédant une large tête et des pattes postérieures très développées. Le terme « anoure » vient du grec « oura » signifiant « queue d'animaux » auquel on a ajouté le préfixe privatif « a ».
Grenouille, Rainette, Crapaud… Pas toujours simple de savoir les différencier. Même si ces trois catégories présentent des points communs dans leurs modes de vie, leurs fonctionnalités ou leur anatomie, on note aussi quelques différences permettant de les distinguer les unes des autres.
Les principales étant : leur habitat, leur peau, leur déplacement et leur reproduction (type de ponte).
Il existe bien sûr d’autres différences plus subtiles et de plus, certaines espèces ne répondent pas toujours aux critères généraux. Mais la nature ne se plie pas toujours à des règles bien établies ! Petit mémo sur les grenouilles, crapauds et rainettes afin de ne plus « jamais » se tromper !

Nephila clavipes


Sur le fil…

Toile-échafaudage, géométrique, en hamac, en entonnoir... il existe divers types de toiles d'araignée. Certaines sont particulièrement remarquables. En effet, si cette Nephila clavipes possède un fil de soie connu pour son incroyable résistance, ce n'est rien comparé à sa cousine géante de Madagascar.
Cette dernière, de son petit nom Nephila madagascariensis, est capable de tisser des toiles pouvant atteindre 2 mètres de diamètres. Et plus que des insectes, ce sont grenouilles, petits oiseaux et même chauve-souris qui se font prendre au piège de cette toile.

Epiphyte-ND


Le gîte mais pas le couvert !

Les épiphytes sont des plantes qui nécessitent la présence d’autres végétaux pour se développer. En effet, elles ne peuvent pousser à même le sol, et vont donc se servir de ces derniers comme support. Mais ce ne sont pas des plantes parasites : elles ne se nourrissent pas de l’arbre sur lequel elles ont élu domicile. D’ailleurs, « épiphyte » dérive du grec « epi » (sur) – « phyton » (plante) signifiant littéralement « à la surface de la plante ».
Ces végétaux – appartenant principalement aux Familles des Orchidaceae, Bromeliaceae et Cactaceae – sont capables de fabriquer leur propre sol en piégeant la matière organique morte et les poussières par leurs racines. Certaines plantes ont leurs racines ancrées sur un arbre, alors que d’autres les laissent pendre dans le vide afin de capter la moindre goutte d’eau lors d’une pluie ou d’une rosée matinale.
Ce sont des organismes « autotrophes photosynthétiques », c’est-à-dire capables de fabriquer leur matière organique à partir de lumière (qu’ils captent facilement grâce à leur position haute et suspendue) et de sels minéraux qu’ils trouvent dans l’humus présent sur les arbres.
Ces épiphytes sont des écosystèmes complexes, qui plus est, offrent à la faune une multitude de micro-habitats.