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jeudi 21 janvier 2010

Hivernale à Saint-Hubert



A quand le dégel ?

Les périodes de grand froid qui se prolongent sont souvent un moment critique pour bon nombre d'espèces. Le réseau des étangs de Saint-Hubert est resté gelé durant une bonne quinzaine de jours ; et même si l'ambiance quelque peu polaire a sublimé la vision que l'on pouvait avoir de cet endroit, la faune souffre de ces conditions particulièrement rigoureuses.
Lors de l'arrivée de ces vagues hivernales, certains oiseaux choisissent de déserter les lieux, d'autres s'adaptent bon gré, malgré… En tout cas, les déplacement se font souvent en terrain "glissant".

Pour découvrir le lieu, voir aussi le projet de balade virtuelle : bio-scene.org/bv/sthubert/
(en cours de développement).

Images tournées en janvier 2010 - Montage Aye-Aye environnement • Musique originale : Sydney Poma - Emotions virtu'elles - Jamendo (jamendo.com/fr/album/43600).

samedi 22 août 2009

Ixobrychus minutus



L'acrobate des roselières…

Entrons - pour quelques instants privilégiés - dans l'intimité du Blongios nain (Ixobrychus minutus)… Du moins celle qu'il consent à nous dévoiler car ce petit héron est de mœurs que l'on pourrait qualifier de discrètes.

Sa devise pourrait être, "pour vivre heureux, vivons cachés", un raisonnement certes un peu épicurien, mais qui lui est rendu accessible grâce à sa taille modeste (environ 35 cm de haut pour une envergure qui ne dépasse guère les 60 cm), et son plumage dont les couleurs se fondent admirablement dans le décor. Ses proies – constituées essentiellement de petits amphibiens, mais aussi de poissons ou de quelques insectes – le vivent souvent à leurs dépends et les images qui suivent en sont une belle illustration.

Images tournées en août 2009 - Montage Aye-Aye environnement •

vendredi 3 juillet 2009

Pseustes sulphureus



Un serpent plutôt "gonflé"…

Les jeunes, tout comme les adultes de Pseustes sulfureus utilisent une posture d'intimidation qui ne manque pas de faire son effet, surtout si le serpent est de belle dimension : importuné, ces derniers gonflent leur gorge, agitent l'extrémité de leur queue, se redressent sur le premier tiers de leur corps et, au besoin, attaquent la gueule ouverte pour mordre.
Pour autant, une rencontre avec un bel adulte - dès lors que nous n'avons développé aucune agressivité chez lui - fut des plus pacifiques. Comme quoi, l'agression est bien souvent, dans le monde animal, une réponse à une source extérieure de stress.

Images tournées en janvier 2003 - Montage Aye-Aye environnement •

mercredi 10 juin 2009

Choloepus didactylus



A deux doigts de se faire écraser…

Parfaitement à l'aise à la cime d'un arbre, cet Unau - autrement nommé Paresseux à deux doigts ou Mouton-paresseux – l'est beaucoup moins lorsqu'il se retrouve au sol, a fortiori sur un support bitumé comme cette route forestière. Par chance, gisant prostré en plein milieu, il ne s'agissait pas d'une voie à grande circulation.
Choloepus didactylus fait partie de la Famille des Mégalonychidés, avec son cousin le Paresseux d'Hoffman (Choleopus hoffmanni), et n'est pas à confondre avec les Paresseux de la Famille des Bradypodidés qui eux possèdent 3 doigts et non deux, critère de distinction le plus évident entre ces deux groupes.

Images tournées en janvier 2003 - Montage Aye-Aye environnement •

Bradypus tridactylus



3 griffes x 4 membres = belles facultés arboricoles…

Ce mâle de Paresseux à trois doigts (Bradypus tridactylus) – reconnaissable par rapport à la femelle à sa partie de peau dénudée dans le dos – ne dispose certes pas d'un cinquième membre préhensile, mais se contente d'un simple moignon qui lui fait office de queue…
Pour autant, ses quatre membres, chacun assorti de 3 griffes "autobloquantes" lui sont tout à fait suffisants pour circuler dans les frondaisons avec une incomparable aisance et grimper le long des troncs sans aucune difficulté. Lent, peut-être, mais Ô combien agile ! Alors que demander de plus pour un animal qui passe pour ainsi dire 100% de son temps en haut des arbres !

Images Gilles Barros - tournées en janvier 2004 • Montage Aye-Aye environnement •

Anilius scytale


Carte d'identité de Anilius scytale


Noms vernaculaires : Serpent à 2 têtes, également appelé Faux corail ou serpent-rouleau ;
Répartition : nord de l'Amérique du Sud ;
Biotope : forêt tropicale humide ;
Mode de vie : nocturne - semi-fouisseur, et semi-aquatique ;
Reproduction : ovovivipare (entre 6 et 15 jeunes) entre avril et juillet ;
Régime alimentaire : amphibiens apodes, serpents, lézards, poissons, arthropodes.
Particularité : la technique de défense de ce serpent consiste à se cacher la tête sous son corps aplati tout en dressant sa queue pour servir de leurre.

Anilius scytale


Un vestige ancien…

L'Anilius scytale (Serpent rouleau) est un serpent considéré comme étant relativement primitif, et comporte des vestiges de bassin et des fémurs, preuve que les serpents descendent bien d'ancêtres comportant des membres.
Il est l'unique représentant de sa Famille, les Aniliidés. La tête, assez petite, est directement dans la continuité du reste du corps qui est cylindrique. La taille adulte est d'environ 80 cm, mais certains individus peuvent atteindre 1 mètre. L'œil – à la pupille ronde – est petit mais bien visible. Contrairement aux autres serpents, les yeux ne sont pas recouverts par une écaille fixe, mais affleurent au milieu d'une écaille de la tête.

Anolis punctatus



Tombé du ciel…

Ce lézard, caractérisé par une superbe livrée vert émeraude et ponctuée de points bleutés est parfaitement camouflé lorsqu'il se trouve en canopée, son lieu de vie "normal".
Il l'est beaucoup moins lorsqu'il commet l'imprudence de descendre au sol. Et ce n'est pas toujours par choix car il peut lui arriver aussi, malgré sa grande aisance dans ses déplacements sur les branches ou des troncs parfois verticaux, de simplement chuter de son support. Ses griffes, ainsi que ses lamelles adhésives situées sous ses pattes (appelés « setæ) ne le mettent pas toujours à l'abri de quelques bévues…
Mais c'est pour notre plaisir car ce n'est pas si fréquent de pouvoir observer cet élégant reptile autrement qu'en allant à sa rencontre en canopée !

Images Gilles Barros - tournées en janvier 2004 • Montage Aye-Aye environnement.

Amphisbaena fuliginosa



Vers ou serpent ? Non ! Plutôt Lézard…

Cette drôle de bestiole dont le corps est composé d'anneaux a tout de l'apparence d'un gros "vers" qui se déplace par ondulation, et plus rarement – à l'instar des serpents – par reptation.
Il fait en réalité partie de la Famille des Amphibaenidés, groupe très ancien qui n'a guère évolué depuis l'Eocène (de -55 à -33 millions d'années) et se rapproche plus des Lézards que des Serpents.
Comme les autres Amphisbènes, cet Amphisbaena fuliginosa est un animal fouisseur, qui vit quasi en permanence dans des galeries souterraines ou sous la litière forestière. Il n'est pourtant pas exceptionnel de les croiser traversant les routes ou pistes forestières, surtout les jours de fortes pluies.

Images tournées en janvier 2004 - Montage Aye-Aye environnement.

Teaser les Salines



Un site aux portes de Cayenne…

Lors de votre séjour en Guyane française, n'hésitez pas à venir découvrir le site des Salines. Il est localisé au cœur du bourg de Montjoly, à 10 km du centre de Cayenne. Cette lagune constitue une zone humide remarquable qui a connu, au cours des 50 dernières années, des modifications importantes liées à l’action de l’homme, principalement l’urbanisation (création de canaux pour éviter les inondations…).
La surface d'eau libre occupe environ 20 ha, associée à un bassin versant de 250 ha.Malgré son appellation de "salines", ce site n’a jamais été aménagé pour l’exploitation du sel. L’origine de ce nom semble provenir des dépôts naturels de sels qui se forment après évaporation de l’eau de mer.Afin de préserver cette zone et la soustraire à une trop forte anthropisation, le Conservatoire du Littoral a commencé à acquérir des parcelles de la zone à partir de 1985.

Images tournées en octobre 2005 - Montage Paul Laurent-Vauclare pour Aye-Aye environnement • Composition musicale : Factory tale par Greendjohn / Nigths and days - Jamendo

mardi 9 juin 2009

Indri indri



La Légende de Babakoto…

"Un jour, Koto partit dans la forêt pour récolter du miel. Au bout de quelques heures de marche, il aperçut une belle ruche tout en haut d’un arbre. Il entreprit d’escalader le tronc et se cala à la fourche d’une branche pour tendre le bras en direction de celle-ci.
Les abeilles sortirent pour défendre le précieux miel, et piquèrent si violemment Koto que celui-ci tomba de l’arbre.

Un indri avait observé la scène d’un arbre voisin et s’approcha de l’enfant. Il était inconscient et blessé. Il commençait maintenant à faire nuit et l’indri le prit en pitié. Il le déposa sur son dos et le rapporta à son village. Depuis, l’Indri appelé dès lors babakoto (père de koto) est protégé et c’est fady d’en tuer un".

Images tournées en août 2004 - Montage Aye-Aye environnement •

Caméléon ND



Il dort sur ses deux oreilles…


Et pourtant, avec les problèmes de déforestation – de plus en plus préoccupants – les caméléons voient leurs milieux de vie disparaître rapidement. Seules quelques rares espèces parviennent - tant bien que mal - à s’adapter aux activités humaines.
Ainsi, les espèces qui ne peuvent survivre à des modifications trop importantes de l'écosystème originel voient leurs populations décliner de façon alarmante, comme malheureusement une grande partie de la biodiversité Malgache.

Images tournées en août 2004 - Montage Aye-Aye environnement •

Calumma gallus



Coq, mais pas Gaulois pour autant…

Son nom latin, Calumma gallus fait effectivement référence au coq, d’où une traduction littérale française de «Caméléon-coq». Avec une telle dénomination, on s’attendrait à voir ce Caméléon orné d’une flamboyante crête rouge. Bien entendu, il n’en est rien.
C’est plutôt son impressionnante protubérance nasale à l’extrémité rougeoyante, qui est à l’origine de ce nom d'emprunt à notre symbole Gaulois. Quand à nos voisins anglo-saxons, ils ont préféré le qualifier de « blade chameleon » – Caméléon lame – ce qui lui correspond également assez bien.
On pense que ce nez serait son atout charme et servirait à séduire les femelles lors des parades amoureuses.

Images tournées en août 2004 - Montage Aye-Aye environnement •

Pteropus Rufus



Fanihy en Malgache…

Sur les 14 espèce de chauves-souris endémiques de la Région Malgache, se trouve cette Roussette (Pteropus Rufus), communément appelée par les chercheurs le "Renard volant Malgache" en raison de son nez pointu et ses grandes oreilles. Elle est classées parmi les plus grandes espèces des Megachyroptères, (groupe des espèces de Chauves-souris frugivores) avec près de 1,30 m d'envergure pour un corps de 25 cm.
Localement, les Malgaches la nomment "Fanihy", ou "Ramanavy" et celles-ci ne sont guère appréciées (sauf leur chair pour la consommation) car elles causent souvent des dégâts dans les vergers, souvent seule et maigre source de subsistance pour bon nombre de paysans.
A cause de la déforestation et la perte tragique de l'habitat qui va de pair, les Roussettes font partie des nombreuses Chauves-souris dont le statut de conservation est préoccupant. Ces espèces jouent pourtant un rôle crucial dans la régénération des forêts : certains arbres, en effet, dépendent totalement d'elles pour leur pollinisation tandis que d'autres ne peuvent disséminer leurs graines que grâce aux déjections en vol de ces mammifères ailés qui, au préalable, se sont régalés des fruits que l'arbre leurs offrait.

Images Philippe Macquet & Cédric Cuffit tournées en août 2004 • Montage Aye-Aye environnement • Remerciements chaleureux à George Marcelin et Patrick Ratsimbazafy, guides de la Réserve de Biosphère de Mananara-Nord.

Teaser Nosy Antafana



Le premier Parc marin Malgache…

Sur la Côte Est de Madagascar, Nosy Antafana est un petit îlot tout proche de Sahasao (environ 20 minutes de navigation à moteur) situé à quelques 250 km au nord de Toamasina (Tamatave). Sa particularité est qu'il constitue le tout premier Parc marin créé à Madagascar et fait partie de l'ensemble "Réserve de Biosphère" de Mananara.
Ce Parc marin est constitué de trois îlots, à savoir Nosy Antafana, Nosy Rangontsy et Nosy Hely et sa superficie, modeste (1.000 Ha) permet de préserver un écosystème marin très attrayant grâce à une barrière de corail qui reste préservée.
Des oiseaux marins et une colonie de Chauves souris (Pteropus Rufus) y ont établis domicile et s'y reproduisent au milieu des grands arbres (Antafana) qui ont donnés son nom à l'île…

Images Philippe Macquet & Cédric Cuffit tournées en août 2004 • Montage Aye-Aye environnement • Remerciements chaleureux à George Marcelin et Patrick Ratsimbazafy, guides de la Réserve de Biosphère de Mananara-Nord.

mercredi 27 mai 2009

Teaser Côte d'Albâtre



Falaises blanches & silex noirs…

On appelle "Côte d'Albâtre" la côte normande sur la Manche correspondant au pays de Caux (elle constitue la quasi totalité du littoral de la Seine-Maritime). Entre les portions de falaises (dont les plus renommées sont celles d'Étretat et les plus hautes celles du Tréport) se sont formées des valleuses ou vallées suspendues de petits fleuves côtiers.
La Côte d'Albâtre est constitutive du Pays de Caux (du Havre jusqu'à Dieppe) et du Petit Caux (de Dieppe jusqu'au Tréport). Elle tire son nom de la blancheur de ses falaises, qui s'étirent sur 120 km, formant un paysage unique au monde. Seuls trois fleuves perçant une brèche ont permis l'implantation de villes :
  • Fécamp, sur la Rivière de Valmont ;
  • Dieppe, sur l'Arques ;
  • Le Tréport, sur la Bresle.
Hauts murs verticaux de calcaire s'élevant de 60 à 120 m au-dessus du niveau de la mer, les falaises sont par endroits lardées de veines de silex noirs. La mer les attaque et gagne ainsi jusqu'à un mètre par an, rongeant le pied des falaises par vagues incessantes : la partie haute finit par céder, ne reposant plus sur rien.
Les éléments crayeux se dissolvent dans l'eau, lui donnant une couleur gris bronze laiteux, tandis que la partie dure, les morceaux de silex, sont roulés et érodés par le remoud jusqu'à former des galets aux formes lisses et parfaites. Ces galets réduits en poudre entrent dans la fabrication de la porcelaine et sont utilisés dans l'industrie chimique.

Texte : source Wikipédia • Images tournées en juin 2008 - Montage Aye-Aye environnement •

Composition musicale : avec l'aimable autorisation de Sydney Poma
Swimming-pool / Emotions virtu'elles - Jamendo.

samedi 23 mai 2009

Alcedo atthis


"Pleurez, doux Alcyons ! ô vous oiseaux sacrés,
- Oiseaux chers à Thétys, doux Alcyons, pleurez !
- Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !"
(*)

Si l'on en croit la légende, l'Alcyon – nom que les anciens donnaient au Martin-pêcheur, Alcedo atthis – serait un oiseau fabuleux qui doit sa naissance à la métamorphose d'Alcyone et Céyx, couple célèbre de la mythologie grecque.

"Céyx se rend à Claros pour consulter un oracle, mais il se noie durant la traversée. Avertie par Morphée de la mort de son époux, Alcyone part à la recherche de son corps et finit par le retrouver. Pris de pitié devant son chagrin, les dieux métamorphosèrent le couple en martins-pêcheurs. Cette version est corroborée par le fait que lorsqu'une accalmie règne en mer, cette période est désignée sous le nom de « jours alcyoniens ».

Il était en effet admit que l'alcyon construisait son nid sur les flots, en pleine mer, et qu'il couvait ses oeufs durant les "jours alcyoniens", période qui correspondait aux sept jours qui précèdent et aux sept jours qui suivent le solstice d'hiver.

On dit que Zeus, sensible au sort des Martins-pêcheurs, avait accordé cette période de calme à l'oiseau afin que ses nids ne fussent plus sans cesse détruits par le vent et les vagues.


___________________________
(*) Citations de André Chénier
Poète français classique (1762-1794) mais précurseur du romantisme, qui est mort en martyr de la Terreur révolutionnaire.

Aegypius monachus


Des plumes sans teint…

La décoloration de certaines plumes des ailes est l'un des moyens qu'utilisent les ornithologues afin d'identifier des oiseaux en vol. En général, ceux-ci font l'objet d'un suivi, car ils font partie d'un programme de réintroduction, comme ce Vautour moine (Aegypius monachus) photographié dans les Gorges du Verdon.
Grâce à cette identification, on peut savoir que cet individu se nomme "Julia", que c'est une femelle née en captivité le 15 mai 2008 au zoo de Planckendael en Belgique et qu'elle fut relachée au "taquet" dans les Gorges du Verdon en même temps qu'un second individu, "Jean", le 2 août 2008.
Cette technique du "taquet" consiste à placer l'oiseau sur une corniche avant qu'il soit en âge de voler de façon à ce qu'il puisse, tout au long de cette période, s'imprégner du lieu et si tout va bien, se fixer sur la colonie et éventuellement s'y reproduire dès lors que l'âge de la maturité sexuelle sera atteinte. Cette femelle s’est envolée le 8 septembre 2008 à l’âge de 118 jours. Elle a été observée la première fois aux volières de Rougon le 7 octobre et y est observée régulièrement depuis lors des curées (Source LPO Verdon).

Teaser Gorges du Verdon



Les Gorges du Verdon, corridor écologique…

Le Vautour fauve (Gyps fulvus), avant sa disparition, était historiquement présent dans tout le bassin Méditerranéen. Les Gorges du Verdon restaient donc un milieu écologiquement très favorable à son retour dans le Sud-Est. Ce fut aussi un lieu stratégique pour permettre de reconstituer des liens entre plusieurs foyers de populations Européennes, depuis les Balkans jusqu'à la Péninsule Ibérique.
Suite au succès et à l'expérience acquise dans l'opération de réintroduction des Grands Causses (Gorges de la Jonte), l'association Vautours en Haute-Provence est créée en 1993 grâce à l'impulsion de deux hommes, Jean-Michel Tabard et Pierre Maigre. Deux ans plus tard, les différentes étapes indispensables à la réussite de ce projet sont mises en oeuvre : sensibilisation de la population locale, recherche de terrains et de partenaires techniques et financiers (Office National des Forêts, Parc naturel régional du Verdon, Espaces pour demain), obtention des autorisations administratives (Ministère de l'Environnement, Préfecture des Alpes de Haute Provence), construction des volières sur la commune de Rougon et récupération des premiers vautours en 1997. De 1999 à 2004, 91 vautours fauves seront libérés dans les Gorges du Verdon pour reconstituer une colonie.
En 2008, ce ne sont pas moins de 34 couples nicheurs qui se sont reproduits sur le site, avec 24 poussins nés cette même année. La population présente sur les Gorges du Verdon est désormais constituée d'une centaine d'individus, à laquelle il faut ajouter quelques Vautours moines (Aegypius monachus) qui, eux aussi, ont dernièrement fait l'objet d'un programme de réintroduction. (Source : LPO Verdon).

Images tournées en février 2009 - Montage Aye-Aye environnement • Musique originale : Joseph Holc.

VOIR TOUS LES MEDIAS des Gorges du Verdon

jeudi 21 mai 2009

Explosive breeding



Un jour de l'an un peu particulier…

Nous sommes le 31 décembre 2003, il est minuit passé. Ici, c'est le "grand jour", ou plutôt "la grande nuit". Nous avons choisis de passer le jour de l'an dans un carbet en forêt ; et grand bien nous en a pris. Cette nuit, nous aurons le privilège d'assister à de superbes "Explosive breeding" qui se tiennent en simultané sur plusieurs mares temporaires de la Montagne de Kaw.
Mais les conditions sont un peu particulières, en raison de l'arrivée chaotique, cette année, de la saison des pluies : pleuvra, pleuvra pas ? De quoi déconcerter l'instinct reproducteur des amphibiens ; une première reproduction explosive a eu lieu à mi-décembre. Mais les pluies s'arrêtant, les pontes ont très certainement été perdues. Alors dès qu'il se remet suffisamment à pleuvoir, c'est de nouveau la folie chez les batraciens.
Mais le plus étonnant fut ce que nous avons observé le lendemain matin : fait assez rarissime, deux espèces de grenouilles (Dendropsophus minutus – en jaune – et Chiasmochleis shudikarensis – en marron) sont encore là en masse sur une minuscule partie de l'une des mares, où le niveau d'eau était tellement insuffisant que seul un fond de cuvette était inondé. Et le spectacle de concentration de plusieurs centaines d'individus est absolument indescriptible.
Quelques heures plus tard, la mare a retrouvée son calme et plus aucune grenouille n'était visible !