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mercredi 10 juin 2009
Teaser les Salines
Un site aux portes de Cayenne…
Lors de votre séjour en Guyane française, n'hésitez pas à venir découvrir le site des Salines. Il est localisé au cœur du bourg de Montjoly, à 10 km du centre de Cayenne. Cette lagune constitue une zone humide remarquable qui a connu, au cours des 50 dernières années, des modifications importantes liées à l’action de l’homme, principalement l’urbanisation (création de canaux pour éviter les inondations…).
La surface d'eau libre occupe environ 20 ha, associée à un bassin versant de 250 ha.Malgré son appellation de "salines", ce site n’a jamais été aménagé pour l’exploitation du sel. L’origine de ce nom semble provenir des dépôts naturels de sels qui se forment après évaporation de l’eau de mer.Afin de préserver cette zone et la soustraire à une trop forte anthropisation, le Conservatoire du Littoral a commencé à acquérir des parcelles de la zone à partir de 1985.
Images tournées en octobre 2005 - Montage Paul Laurent-Vauclare pour Aye-Aye environnement • Composition musicale : Factory tale par Greendjohn / Nigths and days - Jamendo
mardi 9 juin 2009
Teaser Nosy Antafana
Le premier Parc marin Malgache…
Sur la Côte Est de Madagascar, Nosy Antafana est un petit îlot tout proche de Sahasao (environ 20 minutes de navigation à moteur) situé à quelques 250 km au nord de Toamasina (Tamatave). Sa particularité est qu'il constitue le tout premier Parc marin créé à Madagascar et fait partie de l'ensemble "Réserve de Biosphère" de Mananara.
Ce Parc marin est constitué de trois îlots, à savoir Nosy Antafana, Nosy Rangontsy et Nosy Hely et sa superficie, modeste (1.000 Ha) permet de préserver un écosystème marin très attrayant grâce à une barrière de corail qui reste préservée.
Des oiseaux marins et une colonie de Chauves souris (Pteropus Rufus) y ont établis domicile et s'y reproduisent au milieu des grands arbres (Antafana) qui ont donnés son nom à l'île…
Images Philippe Macquet & Cédric Cuffit tournées en août 2004 • Montage Aye-Aye environnement • Remerciements chaleureux à George Marcelin et Patrick Ratsimbazafy, guides de la Réserve de Biosphère de Mananara-Nord.
mercredi 27 mai 2009
Teaser Côte d'Albâtre
Falaises blanches & silex noirs…
On appelle "Côte d'Albâtre" la côte normande sur la Manche correspondant au pays de Caux (elle constitue la quasi totalité du littoral de la Seine-Maritime). Entre les portions de falaises (dont les plus renommées sont celles d'Étretat et les plus hautes celles du Tréport) se sont formées des valleuses ou vallées suspendues de petits fleuves côtiers.
La Côte d'Albâtre est constitutive du Pays de Caux (du Havre jusqu'à Dieppe) et du Petit Caux (de Dieppe jusqu'au Tréport). Elle tire son nom de la blancheur de ses falaises, qui s'étirent sur 120 km, formant un paysage unique au monde. Seuls trois fleuves perçant une brèche ont permis l'implantation de villes :
- Fécamp, sur la Rivière de Valmont ;
- Dieppe, sur l'Arques ;
- Le Tréport, sur la Bresle.
Les éléments crayeux se dissolvent dans l'eau, lui donnant une couleur gris bronze laiteux, tandis que la partie dure, les morceaux de silex, sont roulés et érodés par le remoud jusqu'à former des galets aux formes lisses et parfaites. Ces galets réduits en poudre entrent dans la fabrication de la porcelaine et sont utilisés dans l'industrie chimique.
Texte : source Wikipédia • Images tournées en juin 2008 - Montage Aye-Aye environnement •
Composition musicale : avec l'aimable autorisation de Sydney Poma
Swimming-pool / Emotions virtu'elles - Jamendo.
Swimming-pool / Emotions virtu'elles - Jamendo.
samedi 23 mai 2009
Teaser Gorges du Verdon
Les Gorges du Verdon, corridor écologique…
Le Vautour fauve (Gyps fulvus), avant sa disparition, était historiquement présent dans tout le bassin Méditerranéen. Les Gorges du Verdon restaient donc un milieu écologiquement très favorable à son retour dans le Sud-Est. Ce fut aussi un lieu stratégique pour permettre de reconstituer des liens entre plusieurs foyers de populations Européennes, depuis les Balkans jusqu'à la Péninsule Ibérique.
Suite au succès et à l'expérience acquise dans l'opération de réintroduction des Grands Causses (Gorges de la Jonte), l'association Vautours en Haute-Provence est créée en 1993 grâce à l'impulsion de deux hommes, Jean-Michel Tabard et Pierre Maigre. Deux ans plus tard, les différentes étapes indispensables à la réussite de ce projet sont mises en oeuvre : sensibilisation de la population locale, recherche de terrains et de partenaires techniques et financiers (Office National des Forêts, Parc naturel régional du Verdon, Espaces pour demain), obtention des autorisations administratives (Ministère de l'Environnement, Préfecture des Alpes de Haute Provence), construction des volières sur la commune de Rougon et récupération des premiers vautours en 1997. De 1999 à 2004, 91 vautours fauves seront libérés dans les Gorges du Verdon pour reconstituer une colonie.
En 2008, ce ne sont pas moins de 34 couples nicheurs qui se sont reproduits sur le site, avec 24 poussins nés cette même année. La population présente sur les Gorges du Verdon est désormais constituée d'une centaine d'individus, à laquelle il faut ajouter quelques Vautours moines (Aegypius monachus) qui, eux aussi, ont dernièrement fait l'objet d'un programme de réintroduction. (Source : LPO Verdon).
Images tournées en février 2009 - Montage Aye-Aye environnement • Musique originale : Joseph Holc.
VOIR TOUS LES MEDIAS des Gorges du Verdon
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mercredi 20 mai 2009
Dossier Saint-Hubert - 1
Présentation biogéographique
Contexte général
Cette grande étendue d’eau fait partie du biome des forêts tempérées (décidue et de conifères). Le chêne (Quercus sp), le bouleau (Betula sp), le charme (Carpinus sp), le hêtre (Fagus sp) et l’érable (Acer sp) sont les essences les plus représentatives de la strate arborée. Cette vaste zone biogéographique se caractérise par une forte diversité liée à une végétation abondante.
Parallèlement, les étangs de Saint-Hubert font partie intégrante de l’écozone paléarctique.
Plus spécifiquement, ils appartiennent au domaine atlantique et subissent donc l’influence d’un climat dit « tempéré », caractérisé par des hivers doux à froids et des étés chauds. La pluviométrie demeure assez importante tout au long de l’année.
Localement…
Situés au centre du Bassin Parisien, ces étangs reposent sur de vastes plateaux sédimentaires constitués de roches de type secondaire et tertiaire (calcaires, craies, argiles, sables, grès…), dont certaines, comme les limons, sont très favorables à l’agriculture. Ce sol fertile, couplé à un relief relativement plat, permet donc une exploitation intensive des terres, avec la mise en place de pratiques agricoles (zones cultivées et élevages).
Ces conditions (sol, climat, relief) sont également propices au développement de forêts caducifoliées dont l’une des plus connue en Ile-de-France est le massif de Rambouillet avec celle du massif de Fontainebleau, en Seine-et-Marne (77).Massif de Rambouillet
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
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Dossier Saint-Hubert
Introduction générale
Les étangs de Saint-Hubert font partie d’une série de six étangs regroupés sous le nom des étangs de Hollande. On y trouve les étangs de Bourgneuf, de Corbet, du Pourras, le petit et le grand étang de Hollande et bien entendu, celui de Saint-Hubert.
Appartenant à la région Île-de-France ils sont localisés dans le département des Yvelines, dans les communes du Perray-en-Yvelines et des Bréviaires, ils sont situés au cœur même du massif forestier de Rambouillet. S’étendant sur une surface d’environ 200 hectares, ils constituent le système d’étangs le plus vaste et le plus riche d’Île-de-France et sont classés au titre de la loi de 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites.
Outre l'aspect paysager remarquable, les étangs et leurs roselières représentent un lieu de nidification pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Ils sont aussi une escale indispensable pour les oiseaux migrateurs ainsi qu’un site d’hivernage régulier.
Ils abritent une flore riche et complexe dont de nombreuses espèces que l'on peut qualifier de rares en Ile-de-France. A ce titre, au moins huit d'entre-elles bénéficient d'un statut de protection (dont une au plan national et sept autres au niveau régional).
Malheureusement, depuis plusieurs années, le site pâtit d’une détérioration de sa végétation et les dérangements de la faune ne sont pas négligeables. D’autre part, la pollution qui se généralise mène à un risque de dégradation de la qualité des eaux et pourrait devenir une menace importante pour la conservation de l’ensemble du site et des espèces qui lui sont inféodées.
Au sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Etangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique sur les Étangs de Saint-Hubert
réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
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jeudi 7 mai 2009
Lepus europaeus

Milieu de vie de… ?
Voilà un habitat où il ne serait pas surprenant de voir surgir quelques paires de longues oreilles ! En effet, cette mosaïque de milieux (champs cultivés, plaines, forêts) convient parfaitement à notre Lièvre européen – Lepus europaeus.
On le trouve en terrain découvert – lisière des bois, pâturages, cultures et même marais – où il vit dans des gîtes (faibles dépressions qu’il creuse dans la terre ou sous les broussailles). Le Lièvre aime les grands espaces et occupe un territoire de plusieurs centaines d’hectares, qu’il partage avec d’autres congénères. Chacun ayant besoin de 10 à 20 hectares pour se nourrir.
Il est présent en plaine, mais également en montagne jusqu’à 2.000 m d’altitude. En résumé, le Lièvre n’est pas difficile, mais sa présence nécessite de vastes étendues ouvertes… Un besoin de liberté ?
Papaver rhoeas

"Dans mon cœur de fleurs fanées…
Un coquelicot s'est éclos, il repeint mon cœur Rouge Sang"
Anciennement nommé Coquerico en raison de sa couleur rouge vermillon similaire à celle de la crête du coq, le Coquelicot (de l'Ordre des Papaverales) est une fleur fragile qui symbolise la liberté car elle flétrit dès qu'on l'arrache à la terre.
Mais elle porte également en elle le souvenir des soldats morts. En effet, durant les guerres Napoléoniennes, les champs de batailles, nus avant les bombardements, se couvraient ensuite de Coquelicots. Les terrains recouverts de poussières de chaux favorisaient la venue de ces fleurs rouge sang. Mais à peine la guerre finit, les Coquelicots ont disparu. Leur présence a inspiré le lieutenant John Mc Crae dans son poème "In Flanders Fields" (Au champ d'honneur). Depuis, dans de nombreux pays, les gens cultivent chaque année le Papaver rhoeas pour montrer qu'ils se souviennent de ceux et celles qui sont morts durant les guerres.
Vitis vinifera

Avec … Ou sans modération !
Il n’y a nul besoin d’être œnologue pour reconnaître des champs de Vignes (Vitis vinifera). En effet, ces petits "arbres" noueux font partie de notre patrimoine. On les qualifie de sarmenteux en raison de l’aspect de leurs branches : allongées, flexibles et qui ne peuvent s’élever qu’avec l’aide d’un support pour prendre appui. Dans un vignoble, plusieurs variétés de vignes peuvent cohabiter. Pour les connaisseurs, elles portent le nom de cépage : Merlot, Chardonnay, Gamay, Carignan… pour n’en citer que quelques-uns.
Le raisin est à l’origine de nombreux produits de qualités : raisin de table (Muscat, l'Italia, le Chasselas…), jus de raisin et vin. On peut le consommer en fruit, frais ou sec, mais également en tirer des produits dérivés comme l’huile de pépins de raisin, le vinaigre, les gelées et confitures…
Mais ses qualités ne sont pas seulement gustatives. Les femmes auront sans doute entendu parler de rétinol, principal composé des produits cosmétiques anti-rides, qui n’est autre qu’une substance extraite des pépins de raisin. Il s’agit du nom scientifique donné à la vitamine A. Mais les vitamines B et C, ainsi que de nombreux oligo-éléments sont aussi présents dans ce fruit.
Énergétique, reminéralisant, détoxiquant, laxatif… ne sont que quelques exemples des effets bénéfiques du raisin sur notre organisme.
Quant à la vigne rouge, sa coloration est dûe aux anthocyanes (pigments naturels) qui sont des flavonoïdes, puissants anti-oxydants qui luttent contre les radicaux libres et donc le vieillissement cellulaire. Si on recommande d’avoir la main légère pour la consommation d’alcool, en ce qui concerne le fruit, c’est sans modération !
Arc-en-ciel

Fouillez bien… Un trésor y est caché !
L'arc-en-ciel est un phénomène qui, par sa beauté, a de tout temps fasciné l'Homme. En dépit des explications scientifiques qualifiant cette manifestation d'optique et de météorologique, pour beaucoup un arc-en-ciel est perçu comme un symbole puissant, spirituel.
Dans de nombreuses cultures, on le qualifie de Pontifex, autrement dit de « pont flottant dans le ciel ». Il établit la connexion entre la Terre et le Ciel, entre le monde réel et le monde divin, et permet ainsi aux Dieux, shamans, et sorciers de circuler librement entre ces deux Univers.
Mais ceci n'est qu'une légende et il en existe bien d'autres racontant les multiples pouvoirs de l'Arc en ciel, telle celle qui nous assure qu'à chaque extrémité, un trésor s'y trouve.
Gras (07)

Bienvenue chez les Grassois et les Grassoises !
Petit village de 482 habitants, Gras se situe dans le département de l’Ardèche et plus précisément dans le canton de Bourg-Saint-Andéol.
Encerclé par des vestiges de remparts à l'architecture médiévale, ce pittoresque village se situe sur le plateau des Gras, terre silencieuse et quasi inconnue, à deux pas des gorges de l’Ardèche et de la vallée du Rhône. Paysage magnifique aux senteurs méditerranéennes – les champs de lavandes envahissent le plateau l’été – Gras nous offre une vue panoramique exceptionnelle sur la Dent de Rez, massif culminant à une hauteur de 720m qui bénéficie d’un arrêté de protection de Biotope tant ses richesses faunistiques et floristiques sont remarquables.
Si vous souhaitez vous ressourcer, soyez assuré que le calme et la tranquillité seront au rendez-vous dans ce paisible hameau.
mercredi 6 mai 2009
Finistère Nord

Partir…pour ne plus revenir.
La Bretagne est belle, et cette photo n’est pas sans nous le rappeler. Paysage idyllique du Finistère, immortalisé sur l’instant. Des envies d’évasions s’emparent de nous à la vue de ce voilier, qui semble presque irréel, comme surgissant soudainement du brouillard.
Comment ne pas s’imaginer à son bord, le visage caressé par le vent et un goût salé sur les lèvres. Se laisser porter sur une mer douce, une mer agitée, une mer déchaînée… Bref une mer maîtresse qu’il faut amadouer. Se méfier également des rocheux, majestueux, « sournois », se dressant sur le chemin. Petite escapade dépaysante au bout de la terre… Hé oui, Finistère ne vient-il pas du latin « finibus terrae » signifiant « la fin de la Terre » ?
Nez de Jobourg

Affrontement poétique et sauvage…
Impressionnant spectacle que celui des vagues venant se briser contre les parois saillantes de ces énormes roches jaillissant de l’eau.
Rencontre brutale entre le minéral et la mer. La Manche est sauvage et ne se laisse pas faire. La force des vagues est telle qu’elles font disparaître sous leur étreinte les rochers qui s’interposent à elles. La mer semble vouloir repousser hors de son chemin tout intrus qui aurait eu l’imprudence de s’y aventurer.
Ces impacts violents finissent pourtant par nous bercer dans le va-et-vient lancinant des vagues. Une photo qui n’est pas sans nous rappeler que la mer est une maîtresse indomptable.
Nez de Jobourg

Un nez qui baigne les pieds dans l’eau…
128 mètres de hauteur ! Ces falaises nous offrent un panorama d’une beauté à couper le souffle. Ce sont d’ailleurs les plus hautes d’Europe, et ces « petites merveilles » se trouvent en France. En effet, les falaises de Jobourg se situent en Basse-Normandie, dans le département de la Manche.
Cet imposant nez s’avançant dans la mer – fort joli par ailleurs – n’est autre que le cap de Jobourg. Ce promontoire rocheux est la zone géologique la plus ancienne du Cotentin. Elle daterait du précambrien (environ 2 milliards d’années).
Ce site est une réserve naturelle protégée, ou plus exactement un « nichoir protégé ». Il accueille en effet de nombreuses colonies de Goélands, Mouettes et autres Cormorans qui profitent de l’endroit pour y établir leurs nichées. Un lieu à contempler et à partager avec une faune omniprésente, toujours susceptible d'être dérangée, particulièrement en période de reproduction.
Sierra de Guara

Immensité…
Voilà un nom qui qualifierait parfaitement la Sierra de Guara. Mêlant plaines semi-désertiques et montagnes, ce paysage est issu à la fois de bouleversements géologiques et de phénomènes d’érosion. Suite à ces changements, un réseau hydrographique s’est formé - constitué d’une centaine de canyons, de ravins et de gorges - creusant chaque jour un peu plus la terre et ce pour le plus grand plaisir des amateurs de sports à sensations fortes (escalade, canyoning…).
Ce massif calcaire qu’est la Sierra de Guara bénéficie d’un microclimat de type méditerranéen : étés secs et arides, et hivers froids avec la présence, tout au long de l’année, d’orages (parfois violents).
La végétation s’est adaptée à ce climat changeant. On y trouve des pins, des arbousiers, des épineux, des amandiers… Quant aux animaux, ils sont nombreux à avoir élu domicile dans les différents habitats qu’offrent la Sierra (falaises, plateaux, canyons) : Vautours fauves, Percnoptères d'Egypte, Gypaètes barbus, Aigles, Renards, Couleuvres, Vipères… Cette diversité faunistique et floristique fait de cet endroit un lieu d’une richesse exceptionnelle. On reste sans voix devant la beauté sauvage de ces vastes étendues arides.
Vallée de l'Ubaye

Vue de la vallée de l’Ubaye très …
bleue ! Les magnifiques reflets turquoises de ces eaux semblent irréels, comme retouchés à l’ordinateur. Ce n’est pourtant pas le cas. La pureté de l’eau et les caractéristiques physico-chimiques de cet endroit influencent tout simplement la couleur des eaux de cette rivière.
L’Ubaye est une rivière dite torrentielle. Comme l’indique ce nom, cela signifie qu’elle est intermédiaire entre une rivière et un torrent : son débit et sa pente sont plus élevés que pour la première mais moins forts que pour le second.
Située dans les Alpes-de-Haute-Provence, la vallée de l’Ubaye se caractérise par un climat méditerranéen et un relief alpin avec des altitudes atteignant les 3.300 m. Ces montagnes douces teintées d’une ambiance provençale sont une étape incontournable pour les amoureux de la nature.
Gorges de la Jonte

Imposant, majestueux, éblouissant…
Les mots viennent à manquer pour définir ce paysage surprenant.
En fixant cet énorme bloc rocheux, on peut presque le voir bouger, flotter au-dessus du sol - illusion d’optique qui donne l’impression que cette masse va s’effondrer sur nous.
Ces massifs calcaires que nous contemplons sont ceux des Cévennes. Cette chaîne de moyenne montagne est constituée de roches variées datant de l’ère primaire (Paléozoïque : schistes, granites…) et secondaire (Mésozoïque : calcaires, grès…). Il est alors peu étonnant que tant de randonneurs viennent visiter les massifs cévenols. Ces paysages naturels valent vraiment le détour.
mardi 5 mai 2009
Gorges du Verdon

250 à 700 mètres de vide sous nos pieds…
Se pencher au-dessus des gorges, c’est se sentir aspiré par cet immense précipice. Sensation grisante et quelque peu effrayante. Ce magnifique canyon qu’est le Verdon résulte de l’érosion des roches calcaires par la rivière du même nom.
A cheval sur les départements du Var (83) et des Alpes-de-Haute-Provence (04), cette vallée encaissée et étroite est le lieu idéal pour les amoureux de sensations : rafting, canyoning, ski nautique… Quant aux gigantesques falaises, elles offrent aux visiteurs un panorama vertigineux.
Outre ce spectacle grandiose, les gorges du Verdon recèlent mille trésors biologiques : par sa configuration particulière, elles possèdent une faune et une flore des plus riches (Vautour fauve, Vautour moine, Percnoptère d'Egypte, Aigle royal, Circaète Jean-le-Blanc, Chamois, Chevreuil, Outarde, Chauve-souris…).
Cet univers minéral ravira les amateurs d’émotions fortes et de rencontres naturalistes… Dans le souci de faire cohabiter les deux approches !
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Les Tsingy du Bemahara : le coffre-fort de la biodiversité
L’Île de Madagascar est l’un des rares endroits de notre planète à posséder des régions naturelles encore inviolées ou très partiellement explorées. L’un de ces sites, considéré infranchissable par l’homme, est situé dans le centre ouest de l’Île dans la région du Bemaraha. Ce site classé par l’UNESCO comme patrimoine de l’Humanité est un massif calcaire appelé "Tsingy de Bemaraha".Définition :
«Tsingy», signifie, en malgache,«pierres instables».
Localisation :
Madagascar - Région Centre-Ouest du pays, au niveau du Bemaraha.
Site de 180 km de longueur sur près de 50 km de large.
Description :
• Massif de corail fossilisé (calcaire gris) formé à la fin du Jurassique.
• Formations karstiques de roches pointues, coupantes et acérées, résultant de mouvements tectoniques, puis d’une importante action érosive (pluie, vent, chaleur).
• Morphologie découpée par de nombreuses vallées étroites (canyons de 140 mètres) parfois irriguées par des cours d’eau souterrains (galeries - grottes, caractéristiques des milieux karstiques). •
«Tsingy», signifie, en malgache,«pierres instables».
Localisation :
Madagascar - Région Centre-Ouest du pays, au niveau du Bemaraha.
Site de 180 km de longueur sur près de 50 km de large.
Description :
• Massif de corail fossilisé (calcaire gris) formé à la fin du Jurassique.
• Formations karstiques de roches pointues, coupantes et acérées, résultant de mouvements tectoniques, puis d’une importante action érosive (pluie, vent, chaleur).
• Morphologie découpée par de nombreuses vallées étroites (canyons de 140 mètres) parfois irriguées par des cours d’eau souterrains (galeries - grottes, caractéristiques des milieux karstiques). •
Issu d’anciens bancs de coraux datés du Jurassique supérieur, et atteignant une épaisseur de 400 mètres, ces Tsingy forment aujourd’hui un massif karstique unique et particulièrement marqué par l’érosion. Sous l’action de la tectonique, puis de plusieurs facteurs érosifs, les roches de corail fossilisé devenu du calcaire, vont se transformer en arêtes coupantes et acérées.Il en résulte des formations déchiquetées originales, découpées par de profonds canyons (jusqu’à 140 mètres) où l’on rencontre parfois quelques cours d’eau souterrains.
Ces étranges paysages sont faits de particularités.
En effet, l’île, qui dispose déjà d’un exceptionnel taux d’endémisme(*) (plus de 85 % des espèces animales et végétales), détient dans cette région un formidable potentiel de richesse spécifique dû aux adaptations originales dans ce milieu extrême. Les écosystèmes(*) ont réussi à capter l’humidité à partir des zones supérieures pour entrer en contact avec l’eau dans les grandes profondeurs. Des racines démesurées sont parfaitement visibles dans les galeries souterraines qui traversent le massif.
Cette biodiversité(*) pourrait se traduire par la découverte de nouvelles espèces, tant animales que végétales mais aussi recouvre une dimension culturelle. Des vestiges archéologiques et paléontologiques ont en effet été repérés plus au Nord dans d’autres Tsingy par une mission scientifique (juillet 1997, MNHN)… Des populations ont exploité certaines régions périphériques du Bemaraha pour des caches ou des lieux de stockage…. Des groupes humains y occuperaient possiblement certaines zones. •
Reproduction de l'article paru dans Novae-Environnement - septembre 2001 - Crédit photo - © Jean-Noël Labat
mardi 28 avril 2009
Teaser Etangs de Saint-Hubert (78)
Un site d'intérêt écologique dans les Yvelines
Ornithologues, naturalistes, peintres, touristes, sportifs et pêcheurs, bienvenue aux étangs de Saint Hubert. Cet ensemble de pièces d'eau appartient au plus grand réseau hydrographique d'Ile de France créé il y a plus de trois siècles pour alimenter les fontaines du château de Versailles.
Aujourd'hui, cet espace accueille une faune typique des milieux humides d'île-de-France associée à celle des forêts caducifoliées. Une balade aux étangs est l'occasion de rencontrer des oiseaux classiques – cygnes ou canards, hérons et grenouilles – mais aussi de nombreuses espèces bien moins communes et, pour les plus chanceux, cerfs et biches ou sangliers venus se désaltérer.
Le parcours autour des étangs, transforme ce havre de nature proche de la ville en espace accessible au plus grand nombre, pour le plaisir de tous.
Texte écrit par Léonce Carré
Images tournées en Septembre 2006 - Montage - Paul Laurent-Vauclare pour Aye-Aye environnement.
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