A quand le dégel ?
Les périodes de grand froid qui se prolongent sont souvent un moment critique pour bon nombre d'espèces. Le réseau des étangs de Saint-Hubert est resté gelé durant une bonne quinzaine de jours ; et même si l'ambiance quelque peu polaire a sublimé la vision que l'on pouvait avoir de cet endroit, la faune souffre de ces conditions particulièrement rigoureuses.
Lors de l'arrivée de ces vagues hivernales, certains oiseaux choisissent de déserter les lieux, d'autres s'adaptent bon gré, malgré… En tout cas, les déplacement se font souvent en terrain "glissant".
Pour découvrir le lieu, voir aussi le projet de balade virtuelle : bio-scene.org/bv/sthubert/
(en cours de développement).
Images tournées en janvier 2010 - Montage Aye-Aye environnement • Musique originale : Sydney Poma - Emotions virtu'elles - Jamendo (jamendo.com/fr/album/43600).
Affichage des articles dont le libellé est Etangs de Saint-Hubert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Etangs de Saint-Hubert. Afficher tous les articles
jeudi 21 janvier 2010
Hivernale à Saint-Hubert
Libellés :
Etangs de Saint-Hubert,
Faune,
Oiseaux,
Teaser,
Vidéo
samedi 22 août 2009
Ixobrychus minutus
L'acrobate des roselières…
Entrons - pour quelques instants privilégiés - dans l'intimité du Blongios nain (Ixobrychus minutus)… Du moins celle qu'il consent à nous dévoiler car ce petit héron est de mœurs que l'on pourrait qualifier de discrètes.
Sa devise pourrait être, "pour vivre heureux, vivons cachés", un raisonnement certes un peu épicurien, mais qui lui est rendu accessible grâce à sa taille modeste (environ 35 cm de haut pour une envergure qui ne dépasse guère les 60 cm), et son plumage dont les couleurs se fondent admirablement dans le décor. Ses proies – constituées essentiellement de petits amphibiens, mais aussi de poissons ou de quelques insectes – le vivent souvent à leurs dépends et les images qui suivent en sont une belle illustration.
Images tournées en août 2009 - Montage Aye-Aye environnement •
jeudi 21 mai 2009
Dossier Saint-Hubert - 9
Les acteurs impliqués…
Le Smager
Le Syndicat Mixte d’Aménagement et de Gestion des Etangs et Rigoles (Smager) est un organisme public qui regroupe, dans le département des Yvelines, neuf communes : Auffargis, Les Bréviaires, Coignières, Les Essarts-le-Roi, Le Mesnil-Saint-Denis, Le Perray-en-Yvelines, Saint-Léger-en-Yvelines, La Verrière et Vieille-Église-en-Yvelines, ainsi que la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Ce syndicat gère un réseau de rigoles et d’étangs qui appartenaient autrefois au système d’approvisionnement en eau du parc de Versailles. Le Smager, outre la gestion financière et technique de cet ensemble, a pour mission la réhabilitation du réseau d’étangs et rigoles et son entretien, le maintien de l’amélioration des usages qui en sont faits et la préservation
de l’environnement et des loisirs qu’il favorise.
L'association naturaliste : le CERF
Créé en 1979, le CERF - Centre d’études de Rambouillet et de sa forêt, a pour but de favoriser dans un cadre d’éducation populaire, la connaissance du milieu naturel au travers des instances pédagogiques de la région. Il participe avec toutes les associations, organismes ou personnes poursuivant les mêmes buts, à la conservation, l’inventaire faunistique et floristique et l’étude écologique de la région de Rambouillet. Il aide à établir des documents permettant d’en situer les éléments essentiels et d’en suivre l’évolution. Il porte également à la connaissance des pouvoirs publics et des administrés l’existence de ces richesses naturelles et leur fait prendre conscience de la nécessité absolue de les préserver...
Concernant les Etangs de Saint-Hubert, le Cerf, étudie la diversité biologique des étangs. Il inventorie, surveille et valorise auprès du public une diversité floristique et faunistique parfois fragile voire en danger. Dans ce contexte, le CERF travaille pour inscrire ce site comme réserve naturelle, au même titre que les étangs de Saint-Quentin, appartenant d’ailleurs au même réseau hydrographique. Un collectif d'associations a été créé à cet effet.
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Culturalité,
Etangs de Saint-Hubert,
France,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert - 8

Fleur non déterminée qui profite d'un couché de soleil…
La Flore de Saint-Hubert
La Flore de Saint-Hubert
Les Étangs de Saint-Hubert possèdent une flore riche et variée, que ce soit dans l’eau (espèces hydrophytes) ou sur les berges (espèces hélophytes). Parmi les végétaux typiques des petites étendues d’eau, citons : la Massette (Typha sp), le Roseau (Phragmites australis), le Plantain d’eau (Alisma plantago-aquatica), la Scirpe (Scirpus sp) et le Jonc (Juncus sp).
Mais, mis à part ces espèces que l'on peut qualifier de « classiques », le site de Saint-Hubert peut se "vanter" de posséder quelques espèces dites remarquables. En cause : ses eaux légèrement acides. En effet, cette acidité va être à l’origine d’une composition particulière de la végétation. Cette spécificité a permis de classer ces étangs parmi les « habitats prioritaires » de la directive Habitat du réseau Européen Natura 2000.
Cette distinction permet d’attribuer à ces espèces végétales « remarquables » une protection au niveau régional :
- l’élatine à six étamines (Elatine hexandra)
- le carvi verticillé (Carum verticillatum)
- la littorelle lacustre (Littorella uniflora)
- la lobélie brûlante (Lobelia urens)
- le bident ramifié (Bidens tripartita)
- le rhynchospore brun (Rhynchospora fusca)
- le paturin des marais (Poa palustris)
- le vulpin fauve (Alopecurus aequalis)
- la Petite fougère (Pilularia globulifera).
N’oublions pas également de citer les nombreuses espèces arbustives qui dissimulent les étangs au creux de leurs racines : Charmes (Carpinus sp), Chênes (Quercus sp), Aubépines (Crataegus sp), Châtaigners (Castanea sativa)…
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Dossier Saint-Hubert - 7
Les Arthropodes de Saint-Hubert
Bien que tous ne soient pas encore répertoriés, loin s'en faut (inventaires en cours), les Insectes et Arachnides présents dans les étangs de Saint-Hubert sont nombreux et variés. À titre d’exemple, citons quelques espèces photographiées au cours de balades sur le site que vous pourrez retrouver illustrés :
Arachnides
- Xysticus sp ;
- Cyclosa conica ;
- Pisaura mirabilis ;
- Pardosa sp.
- Alabonia geoffrela ;
- Pseudopanthera macularia ;
- Polygonia-C-album ;
- Chrysoperla carnea ;
- Curculio sp ;
- Sialis sp ;
- Cercopis vulnerata.
Citons également deux papillons menacés à l’échelon régional : Archanara dissoluta et Eustrotia uncula. Ces lépidoptères font partie de la Famille des Noctuidae, dont les chenilles, pour la plupart phytophages, sont souvent considérées comme ravageuses. Ils n’en restent pas moins vulnérables, et leur sauvegarde est donc primordiale.
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Arachnides,
Etangs de Saint-Hubert,
Faune,
France,
Insectes,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert - 6
Les Amphibiens de Saint-Hubert
Ces étangs abritent de nombreux batraciens. Douze espèces ont été recensées, dont le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans) et la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra). Il est également à noter la présence remarquable des cinq espèces de tritons français (il est en effet assez rare de pouvoir observer dans un même lieu ces différents Urodèles) :
- le Triton alpestre (Mesotriton alpestris)
- le Triton crêté (Triturus cristatus)
- le Triton palmé (Triturus helveticus)
- le Triton marbré (Triturus marmoratus)
- le Triton ponctué (Triturus vulgaris)
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Amphibiens,
Etangs de Saint-Hubert,
Faune,
France,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert - 5
Les Mammifères de Saint-Hubert
L’eau étant un besoin vital, les mammifères sont également nombreux à venir s’abreuver dans ces étangs. Il n’est alors pas rare d’observer cerfs et biches (Cervus elaphus) sur les berges au petit matin ou, au contraire, à la tombée de la nuit, de petits carnivores tapis dans les fourrés (Renards roux - Vulpes vulpes, Belettes - Mustela nivalis, Martre des Pins - Martes martes…) à la recherche d’une proie ou encore plusieures espèces de Chauves-souris (telles la Pipistrelle commune - Pipistrellus pipistrellus ; le Grand murin - Myotis myotis…) survolant l’étang le soir venu pour y chasser une multitude d’insectes aquatiques. Sans oublier les sangliers (Sus scrofa) qui, parcourant les champs et les forêts avoisinants, viennent souvent faire une halte à l’étang ou traversent les champs environnants.
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Etangs de Saint-Hubert,
Faune,
France,
Mammifères,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert - 4
Les oiseaux de Saint-Hubert
Ce site se distingue par la diversité de son avifaune aquatique. Il est vrai que des étangs d’une telle superficie et dotés d’une végétation aussi riche sont le lieu idéal pour bon nombre d’oiseaux. Certaines espèces sont inféodées à ce type de milieu humide et vont y résider toute l’année, alors que pour d’autres, il s’agit simplement d’un site de nidification ou d’une halte lors d’un passage migratoire. Parmi la diversité des espèces d'oiseaux présentes sur le site, plusieurs attirent tout particulièrement l’attention des ornithologues. Citons, par exemple :
- le Blongios nain (Ixobrychus minutus) ;
- le Fuligule milouin (Aythya ferina) ;
- le Canard souchet (Anas clypeata) ;
- le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis)
- le Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) ;
- la Locustelle tachetée (Locustella naevia) ;
- la Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) ;
- la Grande Aigrette (Ardea alba) ;
- le Héron pourpre (Ardea purpurea).
- le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), espèce particulièrement rare en Ile-de-France, visible lors des passages migratoires soit en mars-avril (passage prénuptial), soit en août-septembre (au cours de son retour hivernal à destination de l'Afrique) ;
- le Busard des Roseaux (Circus aeruginosus) ;
- le Buzard Saint-Martin (Circus cyaneus) ;
- le très rare Aigle botté (Hieraaetus pennatus), autrefois commun sous nos latitudes ;
- etc…
Grêbe huppé (Podiceps cristatus), en plumage nuptialMais, outre ces espèces quelques peu « particulières », il ne faut pas oublier les autres, certes plus communes, mais néanmoins intéressantes et dont les comportements sont toujours agréables à observer.
Citons comme exemple, parmi bon nombre d'autres espèces :
- le Grand Cormorans (Phallacrocorax carbo)
- le Canard Colvert (Anas platyrhynchos) ;
- le Grèbes huppés (Podiceps cristatus) ;
- le Foulques macroules (Fulica atra) ;
- le Cygne tuberculé (Cygnus olor) ;
- le Vanneaux huppés (Vanellus vanellus) ;
- la Mouettes rieuses (Larus ridibundus) ;
- le Martin pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) ;
- la Bernache du Canada (Branta canadensis), oie originaire d'Amérique du Nord, actuellement en expansion en Europe ;
- le Hérons cendrés (Ardea cinerea) ;
- Le Martinet noir (Apus apus)…
Femelle de Canard Colvert (Anas platyrhynchos)Au cours des différents inventaires et suivis annuels, réalisés par bon nombre de passionnés amateurs ou spécialistes, ce sont au total plus de 230 espèces résidentes qui ont été dénombrées sur ce site, et plus de 400 lors des périodes de migrations (sur les presque 600 espèces que l'on peut observer dans toute la France !).
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Etangs de Saint-Hubert,
Faune,
France,
Oiseaux,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert - 3
Les Espèces remarquables
Une faune et une flore, typique des étangs, des zones cultivées et des forêts caducifoliées est visible depuis les étangs et les chemins avoisinants. Une promenade en forêt ou au bord de l’eau est toujours l’occasion de rencontrer des espèces relativement communes qu'ils soient oiseaux, mammifères, amphibiens et autres invertébrés, ou de déambuler à loisirs à la découverte de la Flore.
Mais les étangs présentent aussi une faune plus particulière, plus rare, ou plus fragile, parfois difficile à observer pour un œil peu aguerri. Quant à la flore, elle n’est pas en reste, certaines espèces sont en effet spécifiques de ces étangs légèrement acides. Ornithologues chevronnés, naturalistes en herbe et passionnés de botanique trouvent en ce lieu une matière abondante pour satisfaire leur curiosité.
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Dossier Saint-Hubert - 2
Panorama historique
Louis XIV affectionnait particulièrement ses jardins à Versailles. Il ne reculait pas face aux défis pour proposer à sa cour et à ses invités un spectacle aquatique de premier ordre. Dans cette optique, il ordonna la création d’un réseau hydraulique complexe capable d’alimenter l’ensemble des jets d’eaux du parc simultanément. Plusieurs étapes se sont succédé avant de parvenir à un système satisfaisant qui dura près de trois siècles. La première consistait à puiser l’eau dans l’ancien étang de Clagny, proche du château, au moyen de moulins à vents et de manèges à chevaux.
Mais cette solution s’avéra insuffisante…
Sous la direction de Colbert, les ingénieurs mirent en place un système de drainage des eaux de pluie du plateau de Saclay. Parallèlement, ils prélevèrent les eaux de la Bièvre qu’ils acheminèrent vers le réservoir de Satory par des moulins à godets.
Mais cette solution s’avéra encore insuffisante…
Deux autres solutions viables furent élaborées : le pompage de l’eau de la Seine grâce à la machine de Marly, à Bougival, et le drainage des eaux de pluie des plateaux environnants de Versailles. Le plateau de Trappes fut le premier drainé. Les eaux étaient retenues dans l’étang de Trappes, devenu aujourd'hui l’étang de Saint-Quentin-en-Yvelines, et ceux de Bois d’Arcy et de Bois Robert aujourd’hui disparus. Les eaux étaient acheminées vers le réservoir de Gobert par l’aqueduc de Trappes.
Techniquement, ce système était satisfaisant, mais il ne permettait pas de couvrir les besoins gargantuesques des jardins du Roi-Soleil. Colbert puis Vauban l’étendirent pour donner un système d’étangs, dit inférieurs. Il comprenait les retenues de Saclay, toujours présente, d’Orsigny et du Trou Salé, aujourd’hui disparues. Les eaux recueillies étaient acheminées au réservoir de Gobert par l’aqueduc de Buc (l’un des plus beaux édifices du réseau). Ces ouvrages furent réalisés entre 1680 et 1685.
Parallèlement, un second système, dit des étangs supérieurs, fut développé à partir de 1683. Les étangs de Saint-Hubert furent creusés dans ce contexte. Ils appartenaient à un réseau composé des étangs de la Tour, de ceux du Perray, des retenues des Hautes-Bruyères, de Coignères et des Essarts. À cela s’ajoutait le drainage des eaux de l’ensemble du plateau qui étaient recueillies dans une rigole principale, le Grand-Lit-de-Rivière. Les étangs supérieurs alimentaient les réservoirs de Montbauron.
À la fin des travaux, ce réseau était constitué de quinze étangs, huit retenues, soixante-dix kilomètres de rigoles, trente-quatre kilomètres de Grand-Lit-de-Rivière (dont les deux tiers en aqueduc). Suivant les besoins du parc du château, ces eaux stockées étaient déversées dans le Grand-Lit-de-Rivière pour rejoindre les réservoirs par gravitation.
Mais cette solution s’avéra toujours insuffisante…
Le roi envisagea alors de détourner les eaux de l’Eure. Ce chantier nécessitait la réalisation de quatre-vingt trois kilomètres de canaux et ne vit jamais le jour du fait de la guerre et du manque de crédit.
Aujourd’hui, ces étangs n’alimentent plus le parc de Versailles, mais les étangs supérieurs, toujours fonctionnels, sont gérés par le syndicat mixte d’aménagement et de gestions des étangs et rigoles (Smager) et contribuent à l’assainissement de zones naturellement marécageuses et insalubres. Ils favorisent ainsi la culture. La connexion aval, située entre l’étang de Saint-Quentin et Versailles, est désormais hors service, l’aqueduc de Trappes ayant été partiellement détruit dans les années 1970 lors de l’urbanisation de Saint-Quentin-en-Yvelines.Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Culturalité,
Etangs de Saint-Hubert,
France,
Yvelines (78)
mercredi 20 mai 2009
Dossier Saint-Hubert - 1
Présentation biogéographique
Contexte général
Cette grande étendue d’eau fait partie du biome des forêts tempérées (décidue et de conifères). Le chêne (Quercus sp), le bouleau (Betula sp), le charme (Carpinus sp), le hêtre (Fagus sp) et l’érable (Acer sp) sont les essences les plus représentatives de la strate arborée. Cette vaste zone biogéographique se caractérise par une forte diversité liée à une végétation abondante.
Parallèlement, les étangs de Saint-Hubert font partie intégrante de l’écozone paléarctique.
Plus spécifiquement, ils appartiennent au domaine atlantique et subissent donc l’influence d’un climat dit « tempéré », caractérisé par des hivers doux à froids et des étés chauds. La pluviométrie demeure assez importante tout au long de l’année.
Localement…
Situés au centre du Bassin Parisien, ces étangs reposent sur de vastes plateaux sédimentaires constitués de roches de type secondaire et tertiaire (calcaires, craies, argiles, sables, grès…), dont certaines, comme les limons, sont très favorables à l’agriculture. Ce sol fertile, couplé à un relief relativement plat, permet donc une exploitation intensive des terres, avec la mise en place de pratiques agricoles (zones cultivées et élevages).
Ces conditions (sol, climat, relief) sont également propices au développement de forêts caducifoliées dont l’une des plus connue en Ile-de-France est le massif de Rambouillet avec celle du massif de Fontainebleau, en Seine-et-Marne (77).Massif de Rambouillet
Navigation dans le sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Introduction générale
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Étangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Etangs de Saint-Hubert,
France,
Milieux,
Yvelines (78)
Dossier Saint-Hubert
Introduction générale
Les étangs de Saint-Hubert font partie d’une série de six étangs regroupés sous le nom des étangs de Hollande. On y trouve les étangs de Bourgneuf, de Corbet, du Pourras, le petit et le grand étang de Hollande et bien entendu, celui de Saint-Hubert.
Appartenant à la région Île-de-France ils sont localisés dans le département des Yvelines, dans les communes du Perray-en-Yvelines et des Bréviaires, ils sont situés au cœur même du massif forestier de Rambouillet. S’étendant sur une surface d’environ 200 hectares, ils constituent le système d’étangs le plus vaste et le plus riche d’Île-de-France et sont classés au titre de la loi de 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites.
Outre l'aspect paysager remarquable, les étangs et leurs roselières représentent un lieu de nidification pour de nombreuses espèces d’oiseaux. Ils sont aussi une escale indispensable pour les oiseaux migrateurs ainsi qu’un site d’hivernage régulier.
Ils abritent une flore riche et complexe dont de nombreuses espèces que l'on peut qualifier de rares en Ile-de-France. A ce titre, au moins huit d'entre-elles bénéficient d'un statut de protection (dont une au plan national et sept autres au niveau régional).
Malheureusement, depuis plusieurs années, le site pâtit d’une détérioration de sa végétation et les dérangements de la faune ne sont pas négligeables. D’autre part, la pollution qui se généralise mène à un risque de dégradation de la qualité des eaux et pourrait devenir une menace importante pour la conservation de l’ensemble du site et des espèces qui lui sont inféodées.
Au sommaire :
- Teaser Saint-Hubert (vidéo d'immersion dans le lieu)
- Présentation biogéographique
- Panorama historique
- les Espèces remarquables
- les Oiseaux
- les Mammifères
- les Amphibiens
- les Arthropodes
- la Flore
- Les acteurs impliqués
- VOIR TOUS LES MEDIAS des Etangs de Saint-Hubert.
Dossier thématique sur les Étangs de Saint-Hubert
réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet
Libellés :
Articles texte,
Dossier Saint-Hubert,
Etangs de Saint-Hubert,
France,
Milieux,
Yvelines (78)
lundi 4 mai 2009
Alectoris rufa

Ne s'enfuit pas à tire-d'aile…
La Perdrix rouge (Alectoris rufa) est un oiseau de la Famille des Phasianidés, qui regroupe les Cailles, Faisans et autres Perdrix. Ce sont des Gallinacés (comme nos poules) qui ont une nette préférence pour les milieux ouverts proches de zones boisées. En cas de danger et bien que disposant d'ailes robustes cet oiseau préfère généralement s'enfuir en courant rapidement. Elle ne s'envolera que lorsque ce sera réellement nécessaire avec un vol au raz du sol et de rapides coups d'ailes.
L'alimentation des adultes est composée principalement de végétaux (herbes, graines, bourgeons, fleurs) tandis que les insectes (pucerons, fourmis, araignées, coléoptères) sont recherchés en été et constituent la nourriture de base des poussins.
Tachybaptus ruficollis
Non assistance à Grèbe en danger…
Ce canard Colvert (Anas platyrhynchos) semble occuper son temps d'une assez drôle façon : il ne regarde pas passer les trains, mais paraît bien apprécier le passage quelque peu précipité de ce Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) ; celui-ci, en effet, a l'air bien pressé de traverser une zone à découvert pour aller s'abriter des regards étrangers.
Car cette espèce est plutôt farouche et préfère bien souvent rester assez longtemps caché plutôt que de rester trop longtemps à découvert…
De loin, il pourrait être pris pour un caneton tellement sa taille est modeste, comparé aux autres Grèbes. Mais en prêtant un minimum d'attention, certains critères en période nuptiale permettent d'éviter toute confusion :
- il est trapu et sa tête est ronde ;
- son bec est mince ;
- et surtout, une marque blanche à la commissure des lèvres (bien visible sur la photo) est caractéristique.
Regulus regulus

Le saviez-vous ?
Ce Roitelet huppé (Regulus regulus) est l'un des plus petits oiseaux d'Europe : une taille de 9 cm pour un poids de 5 à 7 grammes ; il partage cette particularité avec son proche cousin le Roitelet triple bandeau (Regulus ignicapillus) qui a les mêmes mensurations.
Bien sûr, rien à voir avec "le plus petit oiseau au monde" classé dans les Colibris : le mâle de Colibri abeille - Mellisuga helenae – fait presque la moitié en taille, tandis que la femelle, pour sa part, mesure moins de 2 cm et reste en deçà des 2 grammes.
A côté, nos deux Roitelets pourraient faire office de "géants" !
Ardea alba

Un échassier d'un blanc immaculé…
Ce héron – nommé Grande Aigrette (Ardea alba) – est le plus grand d'Europe : une envergure qui s'approche de 1,5 m le fait soudain apparaître au-dessus de nous avec une grâce et une élégance remarquable. D'autant que ce n'est pas si commun de l'observer en Ile-de-France, sauf en période de passage migratoire où cet oiseau peut stationner quelque temps sur des lieux favorables – tels les Étangs de Saint-Hubert – avant de rejoindre ses terres de prédilection soit pour se reproduire, soit pour retrouver celles qui lui serviront de lieu d'hivernage (dans les régions méditerranéennes ou bien en Afrique).
En attendant, profitons du fait de son passage et régalons-nous un instant du spectacle que nous offre ce bel oiseau.
Branta canadensis

Un menu exclusivement végétarien…
Souvent peu craintives, ces Oies appelées Bernache du Canada (Branta canadensis) se laissent relativement facilement observer. Leur régime alimentaire est exclusivement végétarien et leurs besoins sont satisfait soit directement dans l'eau soit sur la terre ferme. On peut ainsi l'apercevoir se nourrir de plantes aquatiques, ou "brouter" – souvent en troupes assez nombreuses – dans les champs à la recherche d'herbes et de graines diverses et vériées.
Il n'est pas rare de la trouver dans certains milieux urbains où elle peut parfois représenter une nuisance.
Branta canadensis

1 + 1 + 1 +… = des populations en augmentation !
Les Bernaches du Canada (Branta canadensis) sont originaires d'Amérique du Nord. En expansion dans nos contrées (par suite d'introductions anciennes), cette espèce dite "allochtone" (littéralement "terre d'ailleurs") vient désormais se reproduire régulièrement sous nos latitudes. Les couples nicheurs qui se trouvent en France sont localisés dans sa partie Nord et sont sédentaires, à contrario des espèces plus nordiques qui elles, restent migratrices.
Cette oie (la plus grosse de toutes) niche au sol, toujours près de l'eau. La couvée (une par an) comprend normalement entre 5 et 7 œufs qui sont incubés entre 25 et 28 jours par la femelle, tandis que le mâle s'occupe, pour sa part, de protéger le territoire des éventuels intrus.
Une fois les petits nés, la petite famille quitte le nid pour aller s'alimenter soit proche de la zone de naissance, soit dans des prés (en parcourant parfois plusieurs kilomètres pedibus jambus) pour trouver ici des graminées et là des carex. Ce n'est qu'au bout de 6 à 9 semaines que les jeunes seront prêts à se tester à leur premier vol. Ils resteront alors avec les parents jusqu'à la prochaine saison de reproduction.
Ardea cinerea

Une belle perspective pour cet oiseau…
Le Héron cendré (Ardea cinerea) est un oiseau qui révèle tout à la fois une grâce au vol et en même temps quelque chose d'assez dégingandé qui est quelque peu – pourrait-on dire – sa "marque de fabrique".
Sa grande taille (presque 1 m de haut pour une envergure de 1,5 à 1,75 m), son cou démesuré qui se termine par un bec en forme de poignard effilé et ses longue pattes montre une parfaite adaptation à son milieu de vie (zones humides) et à son régime alimentaire : les poissons petits et gros…
Il n'y a pas si longtemps, cet oiseau était systématiquement détruit car aux dires des pècheurs, il venait directement concurrencer ces derniers avec une efficacité assez redoutable… Face aux destrictions par trop systématiques, il a trouvé protection auprès des autorités et fait partie des espèces protégées. C'est donc de nouveau un oiseau des plus communs et les perspectives de cette espèces ne sont plus aussi critiques qu'elles ne furent à une période pas si lointaine.
Branta canadensis

Une espèce en expansion…
La Bernache du Canada (Branta canadensis), comme son nom l'indique, est une oie originaire d'Amérique du Nord. Elle fut introduite en Europe à titre esthétique ou à des fin cynégétiques. C'est un oiseau qui commence à être assez commun dans nos Régions (particulièrement localisée dans le Nord de la France). Les Etangs de Saint-Hubert ne dérogent pas à la règle et l'espèce y est désormais régulièrement observée (ou entendue car c'est une espèce relativement bruyante !).
Inscription à :
Articles (Atom)











