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jeudi 7 mai 2009

Turdus philomelos


Concert "gratuit" ou recherche de nourriture ?

Attention Monsieur (ou Madame… Il n'existe pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce) va peut-être nous faire l'honneur de pousser la chansonnette. Car cette Grive musicienne, comme son nom l'indique, est un oiseau au chant mélodieux constitué de phrases claires et musicales, pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Mais d'habitude, pour faire entendre sa voix, cet oiseau se place sur un poste de chant, bien visible et surtout en hauteur.
Donc, étant au sol, il est plus probable que Turdus philomelos cherche plutôt sa nourriture. Appréciant particulièrement les escargots, il casse leur coquille en les tapant contre des pierres. Une fois qu'il a réussi, il n'a plus qu'à se délecter des viscères. Bon appétit, m'sieur-dames !

mercredi 6 mai 2009

Neophron percnopterus


L'outil, apanage du genre humain ?

À travers un de ses comportements alimentaires, Neophron percnopterus – le Percnoptère d'Egypte – semble nous prouver le contraire. En effet, il a une technique bien particulière pour se nourrir d'œuf d'autruche.
Son bec n'étant pas suffisamment puissant pour casser la coquille, il a dû faire œuvre d'innovation et mettre au point un autre stratagème pour parvenir à ses fins.
Une pierre entre les serres, il s'envole haut dans le ciel, puis lâche ce projectile sur l'œuf. Une fois qu'il a réussi, il n'a plus qu'à redescendre pour se délecter du contenu de l'un de ses mets favoris. L'homme est le roi des animaux ! Qui a dit cela ? l'Homme, bien sûr…

Upupa epops


Houp-houp-houp - epops…

La Huppe fasciée est un bel oiseau gracile, facilement reconnaissable à son long bec et sa huppe érectile. Pour l’observer, suivez les petits « Houp-oup-oup » caractéristiques de son chant, qui lui ont d’ailleurs valu le nom scientifique de Upupa epops. Si l’espèce nidifie, vous pouvez également tenter de vous fier à votre nez en suivant les odeurs quelques peu nauséabondes se dégageant du nid (dûe à l’accumulation des déjections).
Si vous découvrez la cachette, surtout ne dérangez pas les oisillons : d’un, pour éviter de les stresser, et de deux, vous pourriez avoir l’agréable surprise de voir ces petits anges se retourner contre vous afin de vous déféquer dessus. Adorable ! Et surtout très efficace contre les dérangements intempestifs.

Sierra de Guara


Immensité…

Voilà un nom qui qualifierait parfaitement la Sierra de Guara. Mêlant plaines semi-désertiques et montagnes, ce paysage est issu à la fois de bouleversements géologiques et de phénomènes d’érosion. Suite à ces changements, un réseau hydrographique s’est formé - constitué d’une centaine de canyons, de ravins et de gorges - creusant chaque jour un peu plus la terre et ce pour le plus grand plaisir des amateurs de sports à sensations fortes (escalade, canyoning…).
Ce massif calcaire qu’est la Sierra de Guara bénéficie d’un microclimat de type méditerranéen : étés secs et arides, et hivers froids avec la présence, tout au long de l’année, d’orages (parfois violents).
La végétation s’est adaptée à ce climat changeant. On y trouve des pins, des arbousiers, des épineux, des amandiers… Quant aux animaux, ils sont nombreux à avoir élu domicile dans les différents habitats qu’offrent la Sierra (falaises, plateaux, canyons) : Vautours fauves, Percnoptères d'Egypte, Gypaètes barbus, Aigles, Renards, Couleuvres, Vipères… Cette diversité faunistique et floristique fait de cet endroit un lieu d’une richesse exceptionnelle. On reste sans voix devant la beauté sauvage de ces vastes étendues arides.

Natrix maura


Aspect étrange, regard inquiétant…

Voilà un animal à priori peu rassurant ! Un réflexe atavique laisse croire de suite que « vu son physique, c’est forcément un reptile dangereux ! ». En réalité, il s’agit de Natrix maura ou Couleuvre vipérine, qui n’a de vipère qu’une vague ressemblance avec cette espèce lorsqu’elle aplatie la tête pour impressionner son adversaire.
Pour autant, cette couleuvre est en réalité parfaitement inoffensive. Si elle attaque (chose fort rare), pour avoir été trop embêtée, c’est toujours la gueule fermée ne faisant que taper avec son museau. Mais, souvent confondue avec une vipère, elle est aujourd’hui en forte régression car tuée pour «délit de sale gueule» et par ignorance de ses mœurs placides.
En conclusion : ne vous fiez pas aux apparences, ça peut être trompeur !

lundi 4 mai 2009

Sujet Vautour Moine en Espagne



Un nid 5 étoiles grâce à la Fondation "Territori i Paisatge"…

Petite visite à la cime d'un arbre pour voir comment se construit un nid de Vautour Moine (Aegypius monachus).
C'est dans le contexte d'un projet de dossier thématique multimédias sur la situation des Vautours en France que nous sommes allés depuis quelques temps à la rencontre de structures qui travaillent à des projets de réintroductions : dans les Grands-Causses en Cévennes, dans le Verdon et les Baronnies, puis, au cours de l'été 2008, dans les Pyrénées.
…Et des Pyrénées français à la partie espagnole, il n'y a qu'un col, qui fut franchit avec enthousiasme pour aller rencontrer l'équipe du Projet "Vautour Moine" sur la Montagne d'Alinya, en Catalogne, porté par la Fondation "Territori i Paisatge".
Outre un accueil fort sympathique de cette petite équipe vraiment dynamique, leur travail est tout à fait intéressant.

Remerciements à Aleix Millet et Roger Sanmarti • Fondation Territori i Paisatge, pour leur accueil chaleureux lors de notre passage sur le site d'Alinya (une version en VO espagnol est également disponible).
Images tournées en septembre 2008 - Montage Paul Laurent-Vauclare / Interview Gwendolen Boekee - Philippe Macquet pour Aye-Aye environnement

dimanche 3 mai 2009

Alcedo atthis


Des petits détails qui ont leur importance…

Savez-vous reconnaître un mâle d'une femelle de Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) ?
Il faut dire que ça ne saute pas aux yeux du premier coup d'œil…
Le critère de distinction : les couleurs entre le mâle et la femelle sont identiques, hormis la mandibule inférieure du bec, rouge-orange chez la femelle et noire chez le mâle.
Pour ce qui concerne les jeunes, ils sont en général plus ternes, la pointe du bec est blanchâtre et les pattes, avant d'être rouges, sont d'abord noires. Alors, à vous de jouer et de nous dire qui est illustré sur la photo !