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jeudi 7 mai 2009

Panorpa sp


Ne pas se laisser abuser par les apparences…

Mouche scorpion ! Voilà un nom qui peut faire frissonner. Et pourtant Panorpa sp (le sp signifiant que l'espèce n'est pas identifiée, car il est très difficile de les différencier uniquement d'après photos) n'est ni une mouche, ni un scorpion. Et qui plus est, cet insecte est totalement inoffensif.
Alors pourquoi un tel surnom ? En réalité, le mâle possède un abdomen recourbé vers l'avant (genopodium), faisant penser à la queue d'un scorpion, dont il se sert pendant l'accouplement. Quant au terme mouche, là encore, il fait référence non pas à l'allure, mais plutôt aux habitudes alimentaires de la Panorpe. Dotée de pièces buccales en forme de bec, elle se nourrit de fruits, mais également de cadavres et excréments.

Tipulidé sp


Certainement pas proche cousin avec les moustiques !

Plus connues sous le nom de « Cousins », ces insectes de la Famille des Tipulidés, lorsqu'ils sont adultes, ressemblent à d'énormes moustiques. Ressemblance seulement, et c’est une chance pour nous vue leur taille (3cm) !
Les Tipules affectionnent les milieux humides et ne se montrent qu’aux heures les plus fraîches de la journée. C’est pourquoi on les voit souvent s’activer en début de soirée sur de grandes pattes leur permettant de parcourir la végétation à la recherche de nourriture. Ils ne piquent pas et absorbent l’eau et la sève s’écoulant des plantes blessées. Quant aux larves, elles se développent sous terre et ce au détriment des racines, rhizomes et autres tubercules car elles sont phytophages (mais elles sont aussi saprophages, c’est-à-dire qu ‘elles se nourrissent de matière végétale en décomposition).
Craintives, les Tipules s'envolent dès qu’on s’approche d’elles. Avec raison d'ailleurs, car l'homme à tendance à tuer ces « gros moustiques » qui sont pourtant – rappelons-le - totalement inoffensifs ! Petite précision concernant notre individu : l’extrémité abdominale est effilée. Ce critère nous permet d’affirmer que nous sommes en présence d’une femelle. Il s’agit de son ovipositeur (ou tarière), organe avec lequel elle pond ses œufs. À l’opposé, le mâle possède l’extrémité de l’abdomen large et recourbé.

Pucerons ND


Un délice pour certains, une horreur pour d'autres !

Il est vrai que si Coccinella septempunctata et Chrysopa perla se délectent à l'idée de faire de ces petites bêtes leur repas, pour le jardinier il s'agirait plutôt d'une vision horrible ! On parle bien sûr des Pucerons, petits insectes appartenant à l'Ordre des Homoptères – plus de 4.000 espèces dont 250 considérées comme ravageurs – avides de la sève des plantes qu'ils perforent avec leur rostre.
Mais les végétaux ne restent pas inactifs face à cette menace. Quand ceux-ci se sentent agressés, ils sécrètent un liquide qui durcit, obstrue les trous causés par les pucerons et en même temps immobilisent les pièces buccales de ces agresseurs. Mais les pucerons ont développé une parade toute aussi efficace ! Ils produisent une substance qui va former une gaine protectrice autour de leur rostre et leur permettre ainsi de continuer leur repas. Terribles ces sacrés pucerons !

Xylocopa sp


Travaille le bois… Et sans outil !

Ce sublime (et imposant) insecte est une abeille solitaire. Connu sous le nom de Xylocope (Genre Xylocopa), on la qualifie de "charpentière" car elle passe sa vie à travailler le bois. A l'aide de ses puissantes mandibules, elle creuse des galeries dans lesquelles elle viendra déposer ses œufs ainsi que des boulettes nutritives, déjeuners qui attendront ses petits à leur naissance.
À les voir « attaquer » inlassablement le bois, certains les assimilent à des ravageurs. Pourtant, elles ont une préférence pour les bois morts ou les vieilles charpentes.
Alors si certaines élisent domicile dans vos poutres, ne les exterminez pas et prenez plutôt cela comme un avertissement qui vous informe qu'il est grand temps de faire vérifier l’état de vos charpentes !

Criquet ND


Un insecte parfois passé au grill…

Dissimulé au creux d'une feuille, ce petit criquet tente d'échapper au regard de ses prédateurs. Et ils sont potentiellement nombreux : petits mammifères, oiseaux, coléoptères, diptères et parfois les Hommes ! Du moins, pour certains de ses cousins Africains.
En effet, dans de nombreux pays, le Criquet reste un insecte apprécié pour ses qualités gastronomiques. Ces espèces (comme d'autres insectes qui "subissent" l'entomophagie) sont en effet très riches en protéines et minéraux, et finissent souvent sur le grill. Mais en France, Il y a peu de chance pour que celui-ci finisse dans nos assiettes. "Dommage", car pour les fondus de sucrerie, il existe des sucettes de sauterelles trempées dans le chocolat chaud !

Fourmis ND


Un modèle d'adaptations multiples…

Le mode de vie, la communication, l’intelligence… de ces incroyables petites bêtes ont inspiré de nombreux auteurs. L’ouvrage le plus connu étant « Les Fourmis », trilogie de Bernard Werber. En effet, comment ne pas être fasciné par toutes leurs facultés ?
Nous voyons dans leur société une réussite, un modèle d’organisation. Chaque jour, nous en apprenons un peu plus sur ces surprenants insectes. Il faudrait leur consacrer une encyclopédie tant les anecdotes à leur sujet son nombreuses.
Voyons ici quelques faits marquants :
  • Les fourmis sont apparues il y a 100 millions d’années et sont les êtres vivants les mieux adaptés ;
  • Steppes, déserts, jungles équatoriales, montagnes, volcans… les fourmis ont colonisé tous les milieux. On en trouve même aux confins du cercle polaire !
  • Elles sont des millions de milliards sur la planète ;
  • Chimique (phéromones, substances odorantes), sonore (stridulation), tactile (effleurement et tapotement des antennes), visuel… tous les moyens sont bons pour communiquer ;
  • Agressions sans trêve, conquêtes territoriales et génocides des colonies voisines : les fourmis sont les êtres les plus guerriers du règne animal, surpassant même l’Homme !


Et ce n'est pas tout…
  • Certaines fourmis peuvent être droguées. En effet, après avoir goûté au miellat d’un coléoptère du Genre Lomechusa (Famille des Staphylinidés), elles deviennent dépendantes et sont prêtes à tout pour « obtenir leur dose » : se faire dévorer et même laisser la Lomechuse manger le couvain et la reine. Quand leur « fournisseur » quitte les lieux, elles errent à la recherche de miellat, délaissant leurs occupations, jusqu’à ce que mort s’en suive ;
  • Chez certaines espèces, la reproduction aboutit obligatoirement à la mort du mâle qui, alors en pleine action, se fait sectionner en deux par sa belle. Celle-ci qui s’en retourne au nid munie des pièces génitales de sa « moitié ». Ce procédé empêche tout autre mâle de venir la féconder ;
  • En un jour, une colonie de fourmis peut manger un poids équivalent à celui d’une vache ;
  • D’après la base de données des insectes sociaux (antbase), on dénombrerait à ce jour (juillet 2008) 12.451 espèces de Fourmis à travers le monde ;
  • Selon l’espèce, une fourmi peut porter une charge équivalente de 25 à 50 fois son propre poids. Si un homme – de 90 kg par exemple – était capable d’une telle prouesse, il pourrait soulever un poids de 2.250 à 4.500 kg ;
  • Les chercheurs auraient découvert chez les fourmis un gêne « altruiste » qui expliquerait alors le comportement collectif de ces dernières.
Il y a beaucoup d’autres anecdotes intéressantes et surprenantes.

Araignée ND


Petits sous très haute protection !

Certaines araignées sont de vraies mamans poules et poussent encore plus loin la protection de leurs petits ! Autour du cocon contenant les œufs, les femelles vont tisser un second filet protecteur afin que les prédateurs ne puissent les approcher de trop près, mais également pour éviter que leurs minuscules descendants ne prennent la fuite une fois le cocon ouvert.

Araignée ND


Une bien mauvaise réputation…

Par son aspect, l'araignée fait frissonner et terrorise souvent petits et grands. Dans certaines religions, elle inspire même la haine. Selon un dicton Yiddish, on dit « il le hait comme on déteste une araignée ». Car elle est considérée comme un odieux criminel.
Car une légende raconte que lorsque le temple de Jérusalem fut livré aux flammes, les oiseaux du ciel s'efforcèrent d'éteindre l'incendie en apportant de l'eau dans leurs becs, tandis que l'araignée se fit un devoir d'aller répandre le feu !
Au Japon, on pense qu'une araignée serait à l'origine des secousses sismiques. En effet, une croyance populaire explique que la Terre serait juchée sur le dos d'une Arachnide et que lorsque celle-ci est en colère, elle secoue son corps, provoquant ainsi que violents tremblements. Terribles ces petites bêtes !

Araignée ND


Multifonctions…

La soie... élément primordial pour les Arachnides. En plus des diverses fonctions citées précédemment, il en existe d'autres, beaucoup moins connues, mais tout aussi utiles pour les araignées.
Saviez-vous que cette substance pouvait être utilisée pour confectionner des armes (filets des Deinopsis), fabriquer un abri subaquatique (cloche à plongeur des Argyronètes), s'envoler dans les airs pour coloniser d'autres territoires (phénomène appelé "ballooning" dans le jargon scientifique) ou confectionner un réservoir spermatique ? Les araignées n'ont pas fini de nous étonner !

mercredi 6 mai 2009

Chenille ND


Fourreau mobile !

Si l'on n'apercevait pas une tête, il serait difficile de voir dans cet amas de débris quelque origine animale. Il s'agit pourtant d'une chenille de lépidoptère, de la Famille des Psychés.
Dès sa naissance, cette larve se met au travail, et elle ne chôme pas. Elle confectionne tout d'abord un filet de soie auquel viendront s'ajouter petits morceaux de végétaux, brindilles, cailloux, sable, terre, voire même quelques fragments d'invertébrés morts et coquilles d'escargot.
Le camouflage est parfait car prélevé dans l'environnement proche. Ce fourreau est ouvert aux deux extrémités, permettant ainsi à la chenille de s'alimenter et d'évacuer ses excréments. Après la nymphose, l'imago (c'est-à-dire l'adulte) sortira par l'arrière, abandonnant derrière lui l'abri qui l'aura protégé durant toute sa transformation.

Pardosa sp


Jeu de séduction…

Il aura fallu beaucoup de temps et de patience à ce mâle d'Araignée du Genre Pardosa pour obtenir les faveurs de cette femelle. En effet, des heures, parfois même des jours, sont nécessaires à la belle pour qu'elle se décide enfin à s'accoupler. Pour que celle-ci devienne réceptive, le mâle doit exécuter une danse.
Dressé sur ses 8 pattes, il approche très lentement la femelle. Toujours par derrière, car il ne faudrait pas la brusquer, le risque étant pour le prétendant de finir dans l'estomac de sa bien-aimée. Puis il agite ses pédipalpes : il en lève un, puis l'abaisse et recommence avec l'autre. Enfin lève les deux et les abaisse en les faisant vibrer. Il va ensuite les frapper sur le sol dans un rythme bien précis message implorant la femelle de lui accorder quelques minutes. Si elle lui répond de la même manière, il peut s'approcher.
Mais tout n'est pas gagné pour autant. La femelle peut se rétracter et jeter son dévolu sur un autre prétendant. C'est parfois fatigant de jouer les Don Juan !

Araignée ND


Comment est-ce possible ?

Une question n'a pas encore été totalement élucidée : comment font les araignées pour ne pas rester engluées sur leur toile ? Prenons une toile dite géométrique, celle que l'on rencontre le plus fréquemment. Pour la fabriquer, l'araignée va utiliser deux types de fils : l’un résistant et l'autre collant.
Avec le premier, elle va constituer le cadre de sa toile auquel viendront s'ajouter les rayons. La deuxième étape consiste à repartir du début pour ajouter cette fois les fils gluants. Pour cela, elle part du centre et commence à tisser une spirale plus serrée que la première. Une fois son œuvre terminé, l'araignée en connaît parfaitement les moindres recoins, et parvient à faire la différence entre les fils gluants et non gluants. Elle n'aura alors qu'à se déplacer sur les fils non-adhésifs.
De plus, certaines espèces vont sécréter une sorte d'huile avec laquelle elles vont s'enduire le bout des pattes. Car elles ne sont pas à l'abri d'un faux mouvement !

Escargot ND


Hou les cornes…

Animal considéré comme repoussant pour la majorité d'entre nous, l'escargot n'a pas le privilège de faire partie des animaux vénérés. Son aspect le classe plutôt parmi ceux qui sont employés dans la sorcellerie ou la médecine obscure. En effet, certains remèdes utilisent les escargots, entiers ou broyés, en cataplasme pour soigner divers maux, tels la fièvre typhoïde ou les panaris !
Mais d'autres croyances, plus loufoques, existent à son sujet. Saviez-vous qu'une légende venant du midi de la France raconte que l'escargot fut créé à l'origine avec « de bons yeux » ? Mais lassé de devoir les baisser pour suivre son chemin, il pria Dieu de les lui remplacer par des cornes. C'est la raison pour laquelle on conseille aux maris malheureux, qui ont le regard triste et bas, de changer eux aussi leurs yeux contre des cornes !

Lycoperdaceae sp


Identification délicate…

Pour une identification correcte, il faut pouvoir tenir un spécimen en main et observer certaines caractéristiques bien précises : structure (lame, tubes, spores) et forme du chapeau ; couleur, revêtement et forme du pied ; présence ou non de collerette et de volve…
Cela devient plus délicat quand le spécimen arrive à maturation et perd son aspect d’origine, comme c’est le cas sur cette photo. Ces champignons, dont l’allure rappelle de vieux sacs d’aspirateurs, viennent de libérer leurs spores, comme en témoignent les ouvertures « poussiéreuses » visibles sur les chapeaux.
Pour disséminer leur semence, les champignons ont recours à des mécanismes divers et variés : dispositifs de « lancement », ouverture du couvercle, odeur tenace pour attirer les animaux (évacuation des spores dans les excréments)…
Mais certains nécessitent une aide extérieure comme une légère secousse que peut causer une goutte d’eau. C’est le cas des Géastres, Bovistes ou Vesses-de-loup. Lors d’une pluie, la pression exercée par une goutte d’eau tombant sur le chapeau, va libérer les milliers de spores contenues dans celui-ci. Reste au vent à les emporter.
Pour la détermination, nous pouvons dire que ces champignons appartiennent à l’ordre des Lycoperdales - dans lequel on retrouve les 3 espèces citées précédemment - et plus précisément à la Famille des Lycoperdaceae (aspect général).
Si vous êtes en mesure d’approfondir l’identification, informez-nous.

Pyrochroa sp


Pas toujours évident de déterminer une espèce sur photo…

Les risques d'erreurs sont d'autant plus importants lorsque celle-ci est encore au stade larvaire. Ici, nous pouvons néanmoins identifier la famille et même le Genre de cet individu grâce à certaines caractéristiques « flagrantes ». Nous sommes en présence d'un "jeune" Coléoptère. Dans cet Ordre, on distingue différents types de larves. Les plus difficiles à reconnaître sont les larves cerambycoïdes et melolonthoïdes. Viennent ensuite les "fils de fer" – larve à l'aspect de petits vers au corps sclérifié – et les campodéiformes à laquelle appartient notre individu.
De longues antennes, 2 cerques à l'arrière et des anneaux bien chitinisés (constitués de chitine - composant de l'exosquelette des insectes) sont les critères permettant d'identifier les larves campodéiformes. Celle-ci est une Pyrochroa sp, larve prédatrice des insectes xylophages (se nourrissant de bois), qui traque ses proies sous les écorces déhiscentes des bois morts ou malades.

Araignée ND


Un fil parfois salvateur…

Nombreuses sont les utilisations faites par les Arachnides du fil de soie. Par exemple, lors d'un déplacement, horizontal ou vertical, l'araignée peut toujours compter sur l'aide de ce dernier pour se sortir d'une situation délicate ou fuir plus rapidement un danger en se laissant tomber.
Ce fil est surnommé « fil d'Ariane », du nom de cette Déesse qui retrouva son chemin dans un labyrinthe grâce à un fil de soie. Ce dernier est parfois tellement fin, presque invisible, que l'araignée semble flotter dans les airs.

Réduve ND


Son crime... Il le signe d'un "r" !

Réduve... quel nom à consonance étrange pour un insecte. Et pourtant, la Réduve est un petit Arthropode de l'ordre des Hémiptères, autrement dit, une punaise.
Petit certes, mais qui ne l'empêche pas d'être un redoutable prédateur. Il est doté d'un rostre puissant mais qui diffère quelque peu des autres rostres de type piqueur-suçeur. Celui-là est une véritable arme, un outil « monstrueux » pour ses malheureuses victimes.
Transperçant à plusieurs reprises le corps de sa proie, la Réduve lui injecte une salive qualifiée de « léthale » : elle liquéfie la chair et les organes. Elle n'a plus qu'à se servir de son rostre comme une paille pour se délecter de cette bouillie. On est alors moins étonné de son nom, Réduve, qui vient du latin « Reduvius » signifiant « dépouille ». Peut-être fut-elle nommée ainsi en hommage à ses victimes ?

Araniella sp


Emmaillotée avec soin…

La fonction la plus connue de la soie d’araignée reste celle du piège. Tissée entre les végétaux, la toile sert à attraper toute proie s'aventurant sur son réseau de fils.
En effet, l’animal qui, inconscient du danger, pose la patte sur un de ces fils, reste alors collé dessus. Plus il se débattra pour s'en sortir, et plus il s'empêtrera dans ce piège mortel. Faibles sont les chances de s'en sortir…Et cette petite espèce du Genre Araniella n'est nullement impressionnée par la taille de sa proie. Après l'avoir correctement "emballée", il ne lui reste plus qu'à la consommer lorsqu'elle aura une petite faim…

Trichius sp


Pas d'épilation au programme…

Petite boule mi-cotonneuse, mi-cuirassée, ce Coléoptère rappelle par sa pilosité abondante les bourdons, d'où son nom anglais de « Bee-beetle », ce qui signifie littéralement Scarabée-abeille.
Il s'agit de l'une des deux espèces présente en France du Genre Trichius (Trichius zonatus / Trichius fasciatus), appelé communément Trichie à bandes. La distinction entre les deux espèces ne se fait avec certitude que par des spécialistes, la simple photo étant insuffisante.
Mieux vaut dans ce cas se passer du nom de l'espèce et les laisser en paix en train de se repaître de leurs mets favoris. Telles les abeilles, ces insectes affectionnent en effet les fleurs, mais ce n'est ni le nectar, ni le pollen qui les attire.
Ce qu'aime cet adorable insecte par-dessus tout, c'est grignoter les pétales !

Larve ND


Vraie larve - Fausse chenille…

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l’espèce illustrée sur la photo n’est nullement une chenille ! C'est en fait une larve d'Hyménoptère et plus précisément de « Symphyte ».
Les larves des Symphytes sont nommées « fauses-chenilles » en raison de leur forte ressemblance avec les chenilles de papillons. Pour les reconnaître, il faut compter le nombre d'ocelles (œil simple) et de « fausses pattes » (pattes abdominales servant à la locomotion et s'apparentant à des ventouses) :
  • Larve de Symphyte : 6 à 9 paires de fausses pattes, et 1 ocelle de chaque côté de la tête ;
  • Chenille de Lépidoptère : maximum 5 paires de pattes abdominales, plusieurs ocelles de chaque côté de la tête.
Par contre, identifier l’espèce est une véritable gageure… Alors si vous avez une idée, n'hésitez pas à nous partager vos connaissances.