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jeudi 21 mai 2009

Dossier Saint-Hubert - 8

Fleur non déterminée qui profite d'un couché de soleil…


La Flore de Saint-Hubert


Les Étangs de Saint-Hubert possèdent une flore riche et variée, que ce soit dans l’eau (espèces hydrophytes) ou sur les berges (espèces hélophytes). Parmi les végétaux typiques des petites étendues d’eau, citons : la Massette (Typha sp), le Roseau (Phragmites australis), le Plantain d’eau (Alisma plantago-aquatica), la Scirpe (Scirpus sp) et le Jonc (Juncus sp).

Mais, mis à part ces espèces que l'on peut qualifier de « classiques », le site de Saint-Hubert peut se "vanter" de posséder quelques espèces dites remarquables. En cause : ses eaux légèrement acides. En effet, cette acidité va être à l’origine d’une composition particulière de la végétation. Cette spécificité a permis de classer ces étangs parmi les « habitats prioritaires » de la directive Habitat du réseau Européen Natura 2000.

Cette distinction permet d’attribuer à ces espèces végétales « remarquables » une protection au niveau régional :
  • l’élatine à six étamines (Elatine hexandra)
  • le carvi verticillé (Carum verticillatum)
  • la littorelle lacustre (Littorella uniflora)
  • la lobélie brûlante (Lobelia urens)
  • le bident ramifié (Bidens tripartita)
  • le rhynchospore brun (Rhynchospora fusca)
  • le paturin des marais (Poa palustris)
  • le vulpin fauve (Alopecurus aequalis)
Voire même une protection à l’échelle nationale pour l’une d’entre elles :
  • la Petite fougère (Pilularia globulifera).

La forêt de Rambouillet qui jouxte les étangs

N’oublions pas également de citer les nombreuses espèces arbustives qui dissimulent les étangs au creux de leurs racines : Charmes (Carpinus sp), Chênes (Quercus sp), Aubépines (Crataegus sp), Châtaigners (Castanea sativa)…


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Dossier thématique réalisé collégialement par :
Léonce Carré • Gaëlle Vandersarren • Philippe Macquet

jeudi 7 mai 2009

Papaver rhoeas


"Dans mon cœur de fleurs fanées…
Un coquelicot s'est éclos, il repeint mon cœur Rouge Sang"

Anciennement nommé Coquerico en raison de sa couleur rouge vermillon similaire à celle de la crête du coq, le Coquelicot (de l'Ordre des Papaverales) est une fleur fragile qui symbolise la liberté car elle flétrit dès qu'on l'arrache à la terre.
Mais elle porte également en elle le souvenir des soldats morts. En effet, durant les guerres Napoléoniennes, les champs de batailles, nus avant les bombardements, se couvraient ensuite de Coquelicots. Les terrains recouverts de poussières de chaux favorisaient la venue de ces fleurs rouge sang. Mais à peine la guerre finit, les Coquelicots ont disparu. Leur présence a inspiré le lieutenant John Mc Crae dans son poème "In Flanders Fields" (Au champ d'honneur). Depuis, dans de nombreux pays, les gens cultivent chaque année le Papaver rhoeas pour montrer qu'ils se souviennent de ceux et celles qui sont morts durant les guerres.

Salix pendulina


Un arbre "spécial romantiques"…

Le Saule pleureur est l'un des arbres les plus appréciés pour son élégance. Malgré son nom, ce n'est pas de la tristesse qui émane de cet arbre. On décèle plutôt dans cette essence une touche de romantisme.
Formant de ses feuilles un épais rideau végétal, Salix pendulina crée une atmosphère propice aux rendez-vous galants. Le vent balayant doucement ses longs rameaux incite au calme et à la sérénité. Lové au creux de son tronc, c'est un autre monde, paisible, que nous laisse entrevoir ce Saule pleureur.

Vitis vinifera


Avec … Ou sans modération !

Il n’y a nul besoin d’être œnologue pour reconnaître des champs de Vignes (Vitis vinifera). En effet, ces petits "arbres" noueux font partie de notre patrimoine. On les qualifie de sarmenteux en raison de l’aspect de leurs branches : allongées, flexibles et qui ne peuvent s’élever qu’avec l’aide d’un support pour prendre appui. Dans un vignoble, plusieurs variétés de vignes peuvent cohabiter. Pour les connaisseurs, elles portent le nom de cépage : Merlot, Chardonnay, Gamay, Carignan… pour n’en citer que quelques-uns.
Le raisin est à l’origine de nombreux produits de qualités : raisin de table (Muscat, l'Italia, le Chasselas…), jus de raisin et vin. On peut le consommer en fruit, frais ou sec, mais également en tirer des produits dérivés comme l’huile de pépins de raisin, le vinaigre, les gelées et confitures…
Mais ses qualités ne sont pas seulement gustatives. Les femmes auront sans doute entendu parler de rétinol, principal composé des produits cosmétiques anti-rides, qui n’est autre qu’une substance extraite des pépins de raisin. Il s’agit du nom scientifique donné à la vitamine A. Mais les vitamines B et C, ainsi que de nombreux oligo-éléments sont aussi présents dans ce fruit.
Énergétique, reminéralisant, détoxiquant, laxatif… ne sont que quelques exemples des effets bénéfiques du raisin sur notre organisme.
Quant à la vigne rouge, sa coloration est dûe aux anthocyanes (pigments naturels) qui sont des flavonoïdes, puissants anti-oxydants qui luttent contre les radicaux libres et donc le vieillissement cellulaire. Si on recommande d’avoir la main légère pour la consommation d’alcool, en ce qui concerne le fruit, c’est sans modération !

Liriodendron tulipifera


Patience avant d'éclore…

Le Tulipier de Virginie est une essence végétale originaire d'Amérique du nord, importée en Europe au 17ème siècle. Son nom peut nous laisser imaginer une frêle plante aux fleurs d'un jaune éclatant, ce qui n'est absolument pas le cas !
Il s'agit en réalité d'un arbre au tronc pouvant atteindre les 2 m de diamètre, et à la taille avoisinant les 60 m. Ce n'est donc pas un petit gabarit ! Et pour admirer ses jolies fleurs, il faudra vous armer de patience. Quinze à vingt ans sont nécessaires pour que Liriodendron tulipifera devienne mature et puisse enfin fleurir !

Trifolium pratense


3 folioles, je n'intéresse personne… À 4, je deviens magique !

Envahissant pâtures et champs, le Trèfle (Trifolium pratense) est une plante herbacée très commune. Composé de feuilles à 3 folioles, il arrive que certains en possèdent quatre. Ces « Trèfles à quatre feuilles » sont la résultante d’une mutation génétique.
Mais parce qu'ils sont beaucoup moins fréquents que les trèfles à trois feuilles, on leur attribue des vertus plus ou moins magiques, comme le fait de porter chance à celui qui le trouve.
Selon une légende, chaque feuille a une signification bien particulière : la première représente l'espoir, la seconde la foi, la troisième l'amour et la quatrième, s’apparente naturellement à la chance.
Certains montrent un tel engouement pour ce petit porte-bonheur, qu’ils ont créés des clubs de collectionneurs. On peut distinguer deux types de passionnés : ceux qui trouvent, volontairement ou non, des trèfles et que l’on nomme Quadrifoliistes, et ceux qui les collectionnent, que l’on appelle Ultratrifoliophiles. Pour ceux qui n’auraient pas la patience de chercher ces précieux trèfles à quatre feuilles, il existe désormais des sites Internet qui en vendent ! De nos jours, tout est bon pour faire marcher le commerce…

Stellaria holostea


Ah, la biologie végétale !

Petite plante des talus et des bords de chemin ensoleillés, Stellaria holostea tire son nom du latin "Stella" qui signifie étoile, en raison de ses pétales échancrés. La Stellaire est une plante dite « gynodioique », terme assez barbare signifiant que sur un pied, il y a tout à la fois des fleurs hermaphrodites (donc dotées des organes mâles et femelles), et des fleurs femelles (mais pas de fleurs mâle …).
Pour les individus ayant les deux sexes, on parle d'hermaphrodisme successif car ils acquièrent les caractères mâles et femelles à différents moments. L'androcée (organe mâle constitué par les étamines) se développe avant le gynécée (organe femelle) : on parle alors de « protandrie ».
La pollinisation, quand à elle, est dite « entomogame » : le pollen est véhiculé par les insectes. Quant à la dissémination, elle est « barochore ». Mot dérivant du latin « baros » qui implique une idée de gravité, c'est-à-dire que les graines tombent à proximité de la mère.
Pas toujours simple le vocabulaire scientifique, mais il suffit de s'y mettre un peu pour devenir passionné !

Platanus x-hybrida


Un terme de botanique…

Cette petite boule pédiculée, velue et plumeuse, est le fruit du Platane (ici Platanus x-hybrida), connu en botanique sous le nom d’akène. En science, ce terme sert à désigner un fruit sec et indéhiscent - c’est-à-dire qui ne s’ouvre pas.
Ici, il s’agit plus exactement d’un polyakène : on parle de fruit multiple car constitué de nombreuses unités. En effet, cette masse se compose de plusieurs akènes, petites graines souvent ornées de poils, d’aigrettes ou de formations plumeuses qui facilitent sa dissémination au vent. Ce fruit mûrit à l’automne. L’akène la plus connue est celle du Pissenlit (Taraxacum officinale) qui se détache lorsque l’on souffle sur la fleur.

Fagus Sylvatica


Quel être êtes-vous donc ?

Auparavant désigné par « fayard », « foyard » ou « fau », il est aujourd'hui connu sous le nom de Hêtre. Une dizaine d'espèces existent en Europe, mais la plus répandue reste sans nul doute Fagus Sylvatica.
Présent majoritairement dans la partie nord de la France, le Hêtre est la 2ème essence – après le chêne – la plus utilisée dans notre pays. Bois de chauffage, meubles, jouets, huile de faîne (son fruit) ses utilisations sont diverses et variées. Et qui ne s'est jamais régalé d'une viande fumée au bois de hêtre ? Un vrai délice !

mercredi 6 mai 2009

Vanessa cardui


Quand un arbre attire les papillons…

Nom à consonance poétique pour un arbre dont l'aspect ne l'est pas moins. Orné de grosses fleurs blanches, lilas ou violettes, cet Arbre à papillons (Genre Buddleia). Exhalant un doux parfum, il sécrète une substance sucrée à laquelle les papillons ne peuvent résister.
Il semble d'ailleurs que les Petites tortues (Aglais urticae), Vulcains (Vanessa atalanta), Belle dame (Vanessa cardui) – ici sur la photo – et autres Paons du jour (Nymphalis io) ne peuvent se passer de ses fleurs. Véritable source d'abondance, si vous avez cet arbuste chez vous, vous serez assurés de pouvoir admirer une multitude de papillons et autres insectes tout aussi intéressants !

Bellis perennis


Au menu du jour: salade Bellis !

Bellis perennis, ce nom ne vous dit rien ? La belle se cache, nous tourne le dos et dissimule ses pétales. C'est pourtant une fleur connue de tous, petits et grands, peut être même la plus connue. Il s’agit de la Pâquerette.
Jolie petite fleur qui envahit jardins et prés quand arrivent les beaux jours. C'est d'ailleurs son abondance dans les zones herbeuses qui lui a valu son nom : Pâquerette vient de l'ancien français "Pasquier" qui signifie pâturage.
Comme beaucoup de plantes, la Pâquerette possède des vertus médicinales (soigne les aphtes, soulage les courbatures et torticolis, purifie le sang), mais également culinaires. En effet, ses feuilles peuvent être consommées en salade, mêlées à du pissenlit. Mélange sûrement très apprécié par les lapins ! Et vous, vous laisseriez-vous tenter par la salade Bellis ?

Digitalis purpurea


Une toxicité qui peut aussi soigner…

Digitalis purpurea, ou Digitale pourpre de son nom commun, est une plante vivace que l'on rencontre un peu partout en France. Cette Digitale – extrêmement toxique – possède d'importantes propriétés thérapeutiques.
En effet, cette plante produit de nombreux sucres complexes (hétérosides), en particulier la digitoxine, connue dans le milieu médical sous le nom de digitaline. Il s'agit d'un puissant glycoside cardiotonique, médicament utilisé pour traiter diverses affections du cœur, notamment l'insuffisance cardiaque. Quand les plantes viennent au secours de l'Homme…

Lychnis flos-cuculi


Quand chante le Coucou…

Printemps, prairie humide, zone marécageuse... Fleur dotée de 5 pétales couleur rose tendre, chacun divisé en quatre lanières de largeur inégale...
Vous voilà sans nul doute en présence de Lychnis flos-cuculi.
Largement répandue en France, cette fleur est appelée Lychnis fleur-de-coucou. Pourtant cet oiseau n'a aucune affection particulière pour ce végétal. Ils n'ont d'ailleurs aucune relation. C'est la période de floraison de la Lychnis qui est à l'origine de ce nom. En effet, ses fleurs apparaissent au moment même où chante le coucou. Tout bêtement !

Taraxacum officinale


Réfrigérateur vide ?

Heureusement les champs sont plein de ressources ! Au printemps, les Pissenlits (Taraxacum officinale) envahissent les prés, et il n’y a pas que les lapins qui peuvent s’en délecter . Petite recette à déguster dès l’arrivée des beaux jours…
Pour 4 personnes : 250 g de pissenlits, 3 tranches de pain, 1 c. à s. de moutarde à l'ancienne, 1 c. à café de vinaigre de vin, 3 c. à s. d'huile d'olive, 3 c. à s. d'huile de tournesol, 1 gousse d'ail, sel, poivre.
  • 1. Éplucher et laver les pissenlits. Les essorer soigneusement ;
  • 2. Couper le pain en dés et les faire revenir dans l'huile de tournesol pendant 4 min. Ils doivent être dorés ;
  • 3. Éplucher la gousse d'ail, en frotter le fond d'un saladier ;
  • 4. Délayer la moutarde avec le vinaigre, ajouter l'huile d'olive, saler et poivrer ;
  • 5. Déposer les pissenlits dans le saladier ainsi que les croûtons. Verser la sauce et mélanger.
Accompagné d’œufs mollets, voilà un plat bien complet !

Belis perrenis


Un bien joli fouillis !

Quel plaisir en été de se promener dans les champs… S'allonger sur l'herbe, sentir sous les pieds nus le contact frais de la végétation, souffler sur les akènes plumeux des pissenlits…
Cette explosion de pâquerettes (Belis perrenis)et de fleurs diverses est un plaisir pour les yeux ! Enfin, quand cela ne se passe pas dans notre jardin, dirait-on en France. Il est vrai que ces plantes sont souvent dans nos représentations un cauchemar pour le jardinier rêvant de beaux jardins à la Française ; bien nets, bien "entretenus".
Nos plantes cultivées et celles qui s'invitent se livrent une véritable guerre de territoire : c'est à celle qui poussera le plus vite et profitera des rayons du soleil. Généralement, les espèces sauvages s'acclimatent très rapidement ! À peine la pelouse est-elle tondue, que les voici déjà de retour ! Notamment les jolies pâquerettes. Car ces petites fleurs s'adaptent mieux quand l'herbe est rase. Donc plus vous tondez, plus elles se développent (et réapparaissent) rapidement ! C'est un jeu sans fin, mais la nature est tellement prolixe, le plus sage n’est-il pas de la laisser s'inviter un peu chez vous.

Galle ND


La Galle… Voilà un nom qui fait froncer le nez !

On parle pourtant ici de Galle végétale, qui ne doit pas être confondu avec l'autre forme de Gale – ou Mal de Sainte-Marie – maladie contagieuse de la peau transmise par un acarien répondant au nom de Sarcoptes scabiei.
La Galle dont nous parlons est une pathologie qui s’attaque aux végétaux : fleurs, bourgeons, branches, racines… Aussi appelées cécidies, ces déformations sont provoquées par des piqûres d’insectes, que l’on qualifie alors de « gallicoles ou galligènes ».
On dénombre actuellement plus de 10.000 espèces génératrices de galles (pucerons, cécidomyies, guêpes, longicornes). En piquant la plante pour se nourrir, l’insecte injecte une toxine contenue dans sa salive. Celle-ci contient des hormones extrêmement actives qui vont provoquer des multiplications cellulaires anarchiques (prolifération anormale). On parle alors de grosseur tumorale.
Selon l’insecte, la forme et la couleur de la tumeur (ou excroissance) sont différentes. L'aspect d'une galle permet donc d'identifier avec certitude l'insecte qui en est responsable. Parfois, c’est la femelle qui, en insérant son œuf dans la plante hôte, induit un développement anormal des cellules. Dans quelques rares cas, le coupable n’est pas un insecte, mais des bactéries ou des champignons, qui peuvent également être responsables d’une galle.

Rosa banksiae


Petite merveille jaune

Originaire de Chine, le Rosier de Lady Banks (Rosa banksiae) est une plante grimpante au port à la fois sauvage et gracieux. Il fut introduit en Europe en 1824 pour ses qualités esthétiques. Ce rosier-liane inerme, c’est-à-dire dépourvu d’épine - bien qu'il puisse parfois porter quelques aiguillons sur les tiges les plus fortes – peut atteindre les 10 m d’envergure.
Se souciant peu de la nature du sol (acide, neutre, alcalin, pauvre, fertile…), il redoute par contre l'humidité. C’est pourquoi, ce spectaculaire rosier liane est réservé – malheureusement - aux régions chaudes. Son feuillage est persistant, et ses fleurs sont disposées en rosettes doubles, le tout formant de jolis bouquets de couleur claire (blanc à jaune pâle).
Les tiges, souples, se torsadent facilement et peuvent être placées selon votre envie. À moins que vous ne préfèreriez laisser faire la nature : ce rosier sarmenteux grimpera alors à l'assaut des arbres et des murs, dans un fouillis inextricable de lianes ployant sous une avalanche de petites roses. Attention tout de même, car il peut rapidement envahir votre jardin.

Drosera rotundifolia


Long, long… Très long supplice !

Attiré par les gouttelettes odorantes de cette Drosera rotundifolia, l'insecte ne s'est pas méfié du danger. Alléché par l'odeur, il s'est posé sur ses feuilles, qui seront désormais son dernier support. Car cette plante à l'aspect si fragile est en effet carnivore.
Elle attend qu'un insecte s'approche pour se refermer sur lui. Mais ne vous attendez pas à la voir s'agiter et mastiquer sa proie. Cette Drosera à feuille ronde ne peut être rapide et le piège qui se referme alors sur cet insecte est terriblement lent.
À peine est-elle effleurée que l'insecte reste englué dessus. Ne pouvant s'en dégager, il ne lui reste plus qu'à attendre sa dernière heure. Et elle se fait désirer ! Les sucs digestifs de la plante vont le digérer très lentement. Deux à trois semaines seront nécessaires pour une digestion complète. En conclusion de ce drame, et sans suspens quant à l’issue finale, il ne restera du criquet qu'une carapace desséchée.

Ophrys araneola


Une grande famille…

Une grande famille…

Orchidée… Voilà un nom de fleur qui sonne « exotique » à l’oreille. Ces plantes – rassemblant pas moins de 800 genres constitués d'environ 30.000 espèces – colonisent pourtant tous les milieux de la planète (à l’exception du désert). Terrestres ou épiphytes (utilisant d’autres plantes comme support pour pousser), la Famille des Orchidées est majoritairement présente en milieu tropical. Néanmoins, la France peut se vanter d’être le pays d’Europe possédant le plus grand nombre d’espèces différentes (150 à 160 espèces sauvages).
Fleurs à grande variabilité génétique, les Orchidées sont l’objet de nombreuses manipulations et transformations de la part d’horticulteurs et de passionnés. Les hybrides, vendus en jardinerie sous le nom « d’Orchidées de rebord de fenêtre », sont le fruit de ces expériences. On en recense pas moins de 100.000 variétés. Ces fleurs sont principalement utilisées pour leurs qualités décoratives, mais certaines peuvent également être consommées. La plus célèbre étant la Vanille (Vanilla sp).
Dans l'Antiquité, on prêtait des qualités médicinales aux Orchidées, ce qui n’est plus le cas de nos jours. Cela dit, vu le nombre d'espèces existantes, il n'est pas exclu que certaines puissent servir la médecine dans l'avenir.

mardi 5 mai 2009

Euphorbia characias


Soleil et rocaille… Voilà ce qu'il lui faut…

Portugal, garrigue méditerranéenne… Euphorbia characias est une plante qui se plait en milieu chaud et rocailleux. Arbuste au port buissonnant, ne dépassant guère un mètre, cette euphorbe est particulièrement appréciée pour ses qualités ornementales : ses inflorescences jaunes-vertes et ses feuilles au reflet bleuté apportent une surprenante touche colorée au jardin.
Par contre, faisant partie de la Famille des Euphorbiacées – regroupant des espèces très toxiques – la plante entière (tige, feuilles, fleurs) est nocive. Elle sécrète un liquide blanc, le latex, qui contient de l’euphorbone, substance très active aux propriétés purgatives.
Chez Euphorbia characias, ce produit est irritant pour la peau et dangereux pour les yeux. Il est donc conseillé de bien se laver les mains si l’on est entré en contact avec le latex (mais en dehors de cette substance, la plante ne présente aucun danger). Il faut également surveiller les animaux domestiques qui peuvent être tentés de « mâchouiller » cette Grande euphorbe, car ils risquent d’avoir de graves troubles intestinaux.