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mardi 5 mai 2009

Chiasmocleis shudikarensis


"Pour me voir, il faut savoir être patient ! "

Profitons bien de la vue de cette espèce dont les représentants sont réunis par centaines ou par milliers. En effet, à toutes autres périodes de l'année, rares sont les observations de Chiasmocleis shudikarensis.
Petites grenouilles brunes, ces dernières sont très discrètes et elles sont pour ainsi dire quasiment impossibles à observer en dehors de ces moments très particuliers que sont les "Explosive breeding". En effet, tout au long de l'année, elles sont purement et simplement devenues invisibles à tout observateur. Cette grenouille a donc encore beaucoup de secrets à nous révéler sur sa biologie.

Azteca sp


La coopération, ça a du bon…

Voilà un excellent exemple de symbiose entre les mondes végétal et animal. La minuscule Fourmi du Genre Azteca et le « Bois canon » (Cecropia sp) ont fait en sorte de signer un pacte d'entraide pour s'assurer des meilleures chances de survivre. Il s’agit d’une co-évolution où les deux espèces se sont mutuellement adaptées l’une l’autre.
Pour l’insecte, le gîte et le couvert sont offerts. En effet, les tiges sont creuses afin que les fourmis puissent s’y installer et des substances nutritives (corps de Muller) sont sécrétées par la plante à la base de chaque feuille et distribuées en rations nourrissantes à heures régulières. En échange, la colonie assure à l’arbre une protection très efficace. On vous met en garde : les fourmis jouent à merveille leur rôle de gardiens et se montrent très agressives envers tout intrus ! Petites mais costauds !

Dendropsophus minutus


Un phénomène corrélé aux pluies…

"Explosive breeding" : c'est le nom d'une réunion grenouilliesque pour le moins originale – pouvant compter plusieurs centaines d'individus – qui se produit normalement en début de la saison des pluies, quand les mares temporaires commencent à arriver à leur niveau de saturation. Dès que les conditions semblent favorables, ces points d'eau nouvellement formés sont alors pris d'assaut par ces petites bêtes portées d'une intense frénésie sexuelle.
La stratégie de la ponte explosive est simple : les grenouilles (ici des Dendropsophus minutus) se regroupent en très grand nombre sur une courte durée de façon à saturer les prédateurs éventuels. Malgré les accouplements qui ont déjà commencé, de nombreux mâles continuent de chanter dans l’espoir de trouver une partenaire.

Dendropsophus minutus


Une concurrence véritablement acharnée…

Ces grenouilles (Dendropsophus minutus) participent en masse à un phénomène qui ne se produit qu’une fois l’an : la reproduction explosive, du terme anglais "Explosive breeding".
L’objectif est clair : trouver un ou plusieurs partenaires pour se reproduire le plus rapidement possible car ce type de reproduction ne durera qu’une nuit ! C'est alors tout un cortège d'espèces d'amphibiens qui se retrouvent sur un même site et s'accouplent, le tout dans une incroyable cacophonie…
L'alerte : durant la journée qui précède cette fameuse explosive, les mâles chantent à tue tête afin d’attirer un maximum de femelles dans la mare. Quant aux accouplements, ils ont plutôt lieu la nuit. En début de soirée, le vacarme devient assourdissant.

Egretta caerulea


Ça mord ?

Bel oiseau au plumage bleu ardoise,d'où son nom d'Aigrette bleue (Egretta caerulea) est un héron originaire du Nouveau monde (Amérique centrale et du sud, côtes Atlantique et Pacifique des Etats-Unis). Elle se rencontre dans les eaux douces ou saumâtres peu profondes des marais, mangroves et vasières de la bande littorale.
Elle est très proche physiquement de l’Aigrette tricolore (Egretta tricolore) par son aspect général, sa coloration bleue et sa taille. Elle s’en distingue par sa couleur uniforme tandis que la tricolore possède le ventre blanc. Quant au juvénile, son plumage blanc immaculé pourrait le confondre avec l’Aigrette neigeuse (Egretta Thula). Pour les différencier, il faut regarder les pattes : verdâtres pour l’Aigrette bleue et noires à doigts jaune pour la neigeuse.
Comme on peut le voir sur la photo, les Aigrettes se nourrissent pendant la journée, chassant poissons, crustacés, mollusques et larves d’insectes. Raclant de ses pattes le fond sableux pour déranger les petits animaux qui s’y cachent, elle scrute avec attention l’eau - le cou tendu - avant de plonger promptement son bec pour se saisir de sa proie. Visiblement, il n’y a rien à redire à sa technique !