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jeudi 7 mai 2009

Araneus diadematus juvéniles


Une brève histoire du temps...

Cette « adorable » progéniture est celle de l'Epeire diadème (Araneus diadematus), une des araignées les plus communes d'Europe. Aisément reconnaissable au dessin en forme de croix qu'elle porte sur l'abdomen, elle est surnommée « garden spider » (Araignée des jardins) par nos voisins anglo-saxons, en raison de sa présence dans nos habitations.
Mais ne cherchez pas sur la photo la génitrice de ces minuscules araignées car elle ne s'y trouve pas. En effet, quelques jours après avoir construit ce nid, la femelle se laisse tomber au sol et y meurt d'épuisement. Son cycle de vie, très court (seulement un an), ne lui permet de produire qu'une seule génération. La situation du mâle n'est guère plus enviable. Si par chance il échappe à l'appétit vorace de la femelle, il ne vivra que peu de temps après la reproduction, mourant à son tour de vieillesse.

Corvus frugilegus


Un oiseau clairvoyant…

Oiseau de mauvaise augure dans les croyances populaires du Moyen-Âge, le Corbeau freux (Corvus frugilegus) doit sa réputation à son allure sombre et peu rassurante, ainsi qu'à ses croassements lugubres.
Pourtant, autrefois on le disait d'un blanc immaculé. Mais à la suite d'actes coupables, son plumage a revêtu une couleur noire. En effet, il resta « pur » jusqu'au jour où il se présenta devant Dieu, un morceau de chair humaine dans le bec. Le courroux de ce dernier fut tellement grand qu'il condamna le Corbeau à la noirceur, symbole de tristesse et de désolation. Peu étonnant alors qu'il soit considéré comme le messager de la mort.
Certains vont même jusqu'à affirmer qu'un Corbeau croassant au-dessus d'une maison, annonce la maladie ou le décès imminent de l'un de ses habitants. D'où l'origine de l'expression « avoir la clairvoyance d'un Corbeau » !

mercredi 6 mai 2009

Apis mellifera


Albert Einstein a dit…

"Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre".
Une telle phrase peut faire sourire ou hausser les épaules. Comment l’humanité pourrait-elle disparaître suite à la perte de ces insectes que sont les abeilles, tels Apis mellifera ?
Or c'est souvent oublier un peu vite le rôle primordial que jouent les abeilles au plan écologique. En effet, elles butinent, nettoient les fleurs et transportent le pollen, participant ainsi à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Elles sont particulièrement utiles dans les vergers ou les cultures céréalières.
Elles contribuent à la pollinisation d’environ un tiers des récoltes servant à notre consommation. Ces petites travailleuses permettent ainsi d’en augmenter le rendement. La liste des services bénéfiques qu’ont les abeilles sur notre vie est longue. Rappelons nous simplement qu’elles sont un maillon essentiel de l’écosystème… Comme chaque espèce animale ou végétale présente sur la planète.

Apis mellifera


Théorie de Dzierzon : le sexe à la disposition de la mère

Dans le monde des insectes, la question éthique du choix du sexe des « enfants » ne pose pas de problème. En effet, certains Hyménoptères, telle cette Abeille (Apis mellifera) ont un mode de reproduction permettant aux femelles de contrôler le sexe de leurs descendants.
Ce système de reproduction particulier est connu sous le nom de « parthénogénèse » : la femelle peut pondre des œufs fécondés ou non. Pour cela, elle va contrôler l'ouverture de sa spermathèque (organe de stockage des cellules sexuelles mâles) ; lorsqu'un spermatozoïde est libéré, l'œuf est fécondé, et donne une femelle. Mais si elle choisit de ne pas ouvrir la spermathèque, ce dernier, non fécondé, donnera alors un mâle (d'où le terme de « parthénogénèse » : multiplication à partir d'un gamète femelle non fécondé).
Différents facteurs environnementaux vont influencer le choix de la femelle, le plus important étant la quantité de nourriture à laquelle aura accès sa progéniture. Si elle est importante, elle choisira d'avoir des femelles. Dans le cas contraire, ce seront des mâles.

Araniella sp


Emmaillotée avec soin…

La fonction la plus connue de la soie d’araignée reste celle du piège. Tissée entre les végétaux, la toile sert à attraper toute proie s'aventurant sur son réseau de fils.
En effet, l’animal qui, inconscient du danger, pose la patte sur un de ces fils, reste alors collé dessus. Plus il se débattra pour s'en sortir, et plus il s'empêtrera dans ce piège mortel. Faibles sont les chances de s'en sortir…Et cette petite espèce du Genre Araniella n'est nullement impressionnée par la taille de sa proie. Après l'avoir correctement "emballée", il ne lui reste plus qu'à la consommer lorsqu'elle aura une petite faim…

Belis perrenis


Un bien joli fouillis !

Quel plaisir en été de se promener dans les champs… S'allonger sur l'herbe, sentir sous les pieds nus le contact frais de la végétation, souffler sur les akènes plumeux des pissenlits…
Cette explosion de pâquerettes (Belis perrenis)et de fleurs diverses est un plaisir pour les yeux ! Enfin, quand cela ne se passe pas dans notre jardin, dirait-on en France. Il est vrai que ces plantes sont souvent dans nos représentations un cauchemar pour le jardinier rêvant de beaux jardins à la Française ; bien nets, bien "entretenus".
Nos plantes cultivées et celles qui s'invitent se livrent une véritable guerre de territoire : c'est à celle qui poussera le plus vite et profitera des rayons du soleil. Généralement, les espèces sauvages s'acclimatent très rapidement ! À peine la pelouse est-elle tondue, que les voici déjà de retour ! Notamment les jolies pâquerettes. Car ces petites fleurs s'adaptent mieux quand l'herbe est rase. Donc plus vous tondez, plus elles se développent (et réapparaissent) rapidement ! C'est un jeu sans fin, mais la nature est tellement prolixe, le plus sage n’est-il pas de la laisser s'inviter un peu chez vous.

Calvia quatuordecimguttata


Un, deux, trois, quatre… Quatorze points !

Donc elle est âgée de 14 ans… Qui, enfant, n'a jamais compté les points d'une Coccinelle pour connaître son âge ? Cette idée reçue est, vous vous en doutez bien, complètement erronée.
Il existe en effet plusieurs espèces de coccinelles, chacune ayant un nombre de tâches bien défini sur les élytres. On ne peut donc déterminer son âge, mais son identité en tant qu'espèce. Ici, il s'agit de Calvia quatuordecimguttata, autrement dit, la Coccinelle à quatorze points.
Moins connue que la Coccinelle à 7 points ou bête à Bon Dieu (Coccinella septempunctata), celle-ci se révèle pourtant tout aussi efficace dans la lutte biologique contre les pucerons. Alors, si vous en voyez dans votre jardin, c’est plutôt bon signe…

Hemipenthes morio


Encore une mouche aux mœurs écœurantes ?

Il est vrai que notre première réaction face à cet insecte est un certain a priori et peut être même du dégout. Car pour nous, tous les Diptères se nourrissent de pourritures et d'excréments. Et pourtant, seuls le nectar et le pollen composent le régime alimentaire d'Hemipenthes morio.
C'est la raison pour laquelle les Anglo-saxons les surnomment "bee fly" (mouche abeille). Et, en tant que pollinisateur, leur rôle est tout aussi important que celui des abeilles ou des papillons.

Papilio machaon


Il paraît que ça rend aimable...

Avec une envergure avoisinant les 9cm, Le Machaon porte-queue (Papilio machaon) est l'un des plus beaux Rhopalocères (Groupe des Papillons diurnes) de France. Ses grandes ailes lui assurent un vol rapide, ce qui le rend bien difficile à photographier.
L'affection toute particulière de ses chenilles pour les plants de carottes – d'où son surnom de "Grand Carottier" – a porté préjudice aux Machaons, qui furent longtemps considérés comme des insectes nuisibles.
Or si vous en voyez sur vos précieux légumes, laissez-les, car les dégâts occasionnés sont minimes. En effet, les larves sont toujours isolées et peu nombreuses et les quelques fanes de carottes grignotées ne risquent pas de porter préjudice à la culture de vos légumes.