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jeudi 7 mai 2009

Rupicapra rupicapra


C'est une certitude : ils n'ont pas le vertige !

Doté d'un sens de l'équilibre inouï, Rupicapra rupicapra ne se rencontre que dans les milieux au relief dit accidentés. L'agilité des Chamois leur permet en effet de se déplacer dans les zones rocailleuses, les falaises, et autres terrains escarpés. Ces lieux parfois quasi inaccessibles leur fournissent une excellente protection ou tout du moins, de la tranquillité.
En effet, en cas de danger, ils prennent rapidement la fuite à travers les rochers. Impossible alors pour les bipèdes que nous sommes de parvenir à suivre leur rythme de course sans risquer de se fouler une cheville !

Bibio marci


Souvent imitée mais jamais égalée !

25 avril, fête de la Saint-Marc et jour un peu particulier. Événement attendu et tout à la fois redouté par les pêcheurs. Car une concurrente de taille vient se mesurer à eux ! Il s’agit de Bibio marci, plus connu sous le nom de Mouche de la Saint Marc car elle apparaît à la mi-avril.
Cette mouche d’environ 10 mm est extrêmement présente sur le bord de nos rivières. L’adulte n’est pas aquatique, mais sa larve est inféodée aux milieux humides, d’où sa présence près des cours d’eaux. Si elle rentre en compétition avec les pêcheurs, croyez bien que ce n’est pas volontaire ! En effet, les truites raffolent de ces insectes et, chaque année, cette frénésie alimentaire qui s’empare d’elles leur fait délaisser les appâts des pêcheurs.
Il ne reste plus alors qu’une solution : l’imitation. C’est-à-dire un leurre ressemblant à Bibio. Mais les truites ne se laissent pas facilement duper ! Bien mauvaise période pour les moucheurs…

Corvus monedula


« Les oiseaux aux yeux d'argent…
ont pris possession de mon cœur »…

Ainsi parlait Konrad Lorenz, grand amoureux des animaux et tout particulièrement des Choucas des tours. Il est vrai que lorsque l'on s'intéresse à cet oiseau, intelligent et cocasse à la fois, il est difficile de lui résister.
Trop souvent confondus avec les corbeaux et les corneilles, il est pourtant d'une taille inférieure et doté d'un bec plus petit. Les Choucas sont des oiseaux peu farouches qui s'accommodent bien de la présence de l'Homme. Très curieux, ils apprécient les objets brillants et n'hésitent pas à chaparder quelques trésors pour aller les cacher dans leur nid.
D'un caractère affectueux, Corvus monedula était auparavant gentiment surnommé Chochotte, terme dont la signification a changé de nos jours. Sociable, vif, bruyant, le Choucas est également ce que l’on pourrait nommer un oiseau fidèle. Monsieur cherche sa belle au printemps suivant sa naissance puis ne s'en sépare plus de toute sa vie.

Prunella modularis


Tous à l’eau !

N’est-ce pas attendrissant de voir un oiseau se baigner ? Attendrissant ou comique ! Une flaque d’eau, un petit récipient et hop, il saute dedans ! Il plonge la tête, s’ébroue, projette des gouttelettes partout. Si pour nous, c’est une récréation, pour les oiseaux, comme ici cet Accenteur mouchet (Prunella modularis), maintenir leur plumage en bon état est fondamental à leur survie. Le bain leur assure une protection thermique et un bon état sanitaire.
L’eau débarrasse les plumes de toute saleté (boue, pollen, fruit…) et les humidifie, ce qui facilite l’étape suivante qu’est le lissage des plumes. Avec leur bec, les oiseaux ôtent les corps étrangers (parasites…), replacent correctement les barbules entre elles et répartissent sur leur plumage les sécrétions huileuses qui imperméabilisent les plumes. Ils procèdent à ce nettoyage minutieux au moins une fois par jour, été comme hiver où, pendant la saison rude, ils utilisent la neige, à la place de l’eau, pour se nettoyer.

Fourmis ND


Un modèle d'adaptations multiples…

Le mode de vie, la communication, l’intelligence… de ces incroyables petites bêtes ont inspiré de nombreux auteurs. L’ouvrage le plus connu étant « Les Fourmis », trilogie de Bernard Werber. En effet, comment ne pas être fasciné par toutes leurs facultés ?
Nous voyons dans leur société une réussite, un modèle d’organisation. Chaque jour, nous en apprenons un peu plus sur ces surprenants insectes. Il faudrait leur consacrer une encyclopédie tant les anecdotes à leur sujet son nombreuses.
Voyons ici quelques faits marquants :
  • Les fourmis sont apparues il y a 100 millions d’années et sont les êtres vivants les mieux adaptés ;
  • Steppes, déserts, jungles équatoriales, montagnes, volcans… les fourmis ont colonisé tous les milieux. On en trouve même aux confins du cercle polaire !
  • Elles sont des millions de milliards sur la planète ;
  • Chimique (phéromones, substances odorantes), sonore (stridulation), tactile (effleurement et tapotement des antennes), visuel… tous les moyens sont bons pour communiquer ;
  • Agressions sans trêve, conquêtes territoriales et génocides des colonies voisines : les fourmis sont les êtres les plus guerriers du règne animal, surpassant même l’Homme !


Et ce n'est pas tout…
  • Certaines fourmis peuvent être droguées. En effet, après avoir goûté au miellat d’un coléoptère du Genre Lomechusa (Famille des Staphylinidés), elles deviennent dépendantes et sont prêtes à tout pour « obtenir leur dose » : se faire dévorer et même laisser la Lomechuse manger le couvain et la reine. Quand leur « fournisseur » quitte les lieux, elles errent à la recherche de miellat, délaissant leurs occupations, jusqu’à ce que mort s’en suive ;
  • Chez certaines espèces, la reproduction aboutit obligatoirement à la mort du mâle qui, alors en pleine action, se fait sectionner en deux par sa belle. Celle-ci qui s’en retourne au nid munie des pièces génitales de sa « moitié ». Ce procédé empêche tout autre mâle de venir la féconder ;
  • En un jour, une colonie de fourmis peut manger un poids équivalent à celui d’une vache ;
  • D’après la base de données des insectes sociaux (antbase), on dénombrerait à ce jour (juillet 2008) 12.451 espèces de Fourmis à travers le monde ;
  • Selon l’espèce, une fourmi peut porter une charge équivalente de 25 à 50 fois son propre poids. Si un homme – de 90 kg par exemple – était capable d’une telle prouesse, il pourrait soulever un poids de 2.250 à 4.500 kg ;
  • Les chercheurs auraient découvert chez les fourmis un gêne « altruiste » qui expliquerait alors le comportement collectif de ces dernières.
Il y a beaucoup d’autres anecdotes intéressantes et surprenantes.