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dimanche 3 mai 2009

Fulica atra


Envie précoce d’indépendance…

Beaucoup s’exclameraient en voyant ce jeune Fulica atra : « Pauvre petit oiseau tout seul, sans sa mère » ! Il est vrai que ce frêle oiseau semble encore fragile, mais il sera bientôt l’heure pour lui de commencer à vivre sa vie de façon autonome… Alors avant d’être indépendant, il commence à s’éloigner petit à petit du nid. Car ce Foulque macroule est certes encore jeune, mais ce n’est pourtant plus un poussin.
La perte de ses couleurs orangées sur le dessus du crâne en est la preuve. Au bout d’un mois, le petit est capable de s’alimenter seul, tout en suivant sa mère, et un mois plus tard, arrive l’heure de ses premiers essais de vols.
N’ayant pas encore le plumage noir caractéristique des adultes, on peut affirmer que ce Foulque a moins de 4 mois. Son écusson frontal blanc, quant à lui, n’apparaîtra qu’au bout d’un an. C’est une longue vie – 18 ans si tout se passe bien – qui s’ouvre à lui…

Musca domestica


Étonnant non ?


En vol, les ailes des mouches – Insectes de l'Ordre des Diptères – peuvent battre 200 fois par seconde ; et c'est le frottement des ailes est à l'origine du bourdonnement. Les cils vibratiles agissent comme des capteurs ultrasensibles qui détectent tout mouvement et permettent à la mouche de réagir à un danger potentiel en moins de 2 centièmes de secondes ! Leurs yeux sont composés de milliers de facettes hexagonales nommées "ommatidies", chacune convergent vers un point différent.
À titre d'exemple, chaque facette de cette Mouche domestique (Musca domestica) enregistre sa propre image et donne à la mouche une vision extraordinaire. Ces insectes possèdent un pouvoir de multiplication important. Une femelle pond de 120 à 150 œufs, environ 3 à 4 fois au cours d'un cycle de vie (3 semaines).
En 5 mois, si aucun facteur de mortalité n'intervenait, ce serait plus de 5 billions de descendants qu'aurait cette mouche ! Qui dit mieux ?

Cercopis vulnerata


Soirée mousse !

Avez-vous déjà remarqué sur les plantes et arbustes, des sortes de crachats, semblables à de la salive ? Les escargots sont souvent considérés comme coupables idéaux, bien qu'ils soient pourtant innocents. En réalité, il s'agit de Cercopis vulnerata – le Cercope sanguinolent – petit insecte proche des cigales.
En effet, sa larve vit au sein d'un amas spumeux communément appelé « crachats de coucou », ou plus poétiquement « écume printanière ». Ces rejets mousseux sont, en fait, les déjections liquides et visqueuses de la larve. Pour les faire mousser et créer ainsi un cocon protecteur, le jeune Cercope propulse de l'air à l'intérieur et, avec ses appendices abdominaux, les bat en neige. Cet amas lui procure une protection contre d'éventuels prédateurs et lui assure une humidité constante. Alors que la fête commence et faites mousser le bain de bébé Cercope !

Alcedo atthis


Des petits détails qui ont leur importance…

Savez-vous reconnaître un mâle d'une femelle de Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) ?
Il faut dire que ça ne saute pas aux yeux du premier coup d'œil…
Le critère de distinction : les couleurs entre le mâle et la femelle sont identiques, hormis la mandibule inférieure du bec, rouge-orange chez la femelle et noire chez le mâle.
Pour ce qui concerne les jeunes, ils sont en général plus ternes, la pointe du bec est blanchâtre et les pattes, avant d'être rouges, sont d'abord noires. Alors, à vous de jouer et de nous dire qui est illustré sur la photo !

Alcedo atthis


Un peu de répit…

Ce Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), branché entre deux séances de pêche, pratique une technique on ne peut plus classique, mais qui bien souvent révèle une efficacité redoutable ! Il lui suffit de parcourir son territoire – qu'il connaît parfaitement – et de passer un temps plus ou moins long à l'affût en surveillant un poisson imprudent qui passerait à proximité de son perchoir.
Dès lors, selon la hauteur à laquelle il va se trouver (guère au-delà de 3 mètres) :
  • soit il va fondre sur sa proie toutes ailes en arrière du corps pour avoir un coefficient de pénétration dans l'eau optimum et ainsi capturer le poisson avant que celui-ci n'ai eu le temps de réagir ;
  • soit, étant trop proche de la surface, il va d'abord se projeter de son perchoir d'un saut au dessus de l'eau avant de se retourner et, telle une flèche décochée sur sa cible, fondre le bec en avant sur son repas ;

Si les perchoirs ne sont pas disponibles là où il y a de la ressource alimentaire, qu'importe… Il est aussi capable de procéder à un vol stationnaire jusqu'à correctement assurer sa proie. Dès que le moment est le plus propice, il ne lui reste plus qu'à piquer une tête pour s'en saisir.